Solidarité rurale du Québec
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Communiqué

Désolante loi 34

Nicolet, le 18 décembre 2003 - Selon Jacques Proulx, président de Solidarité rurale du Québec, « dans la course contre la montre que le gouvernement Charest a gagné grâce à la tactique inélégante du bâillon, le projet de loi 34, devenu depuis hier, la loi 34, aura passé inaperçu. Ainsi, l'État revoit l'organisation du développement économique et régional au Québec sans une consultation sérieuse et rigoureuse. Bien sûr que le ministre Audet nous dira avoir déposé plusieurs amendements pour se rendre à certaines demandes. À vrai dire, ces changements sont tantôt cosmétiques, tantôt à la faveur de certains milieux ou de certains groupes. Et encore une fois, les élus de la grande région de Montréal ont des privilèges quant à la composition de leurs Conférences régionales des élus que les élus des autres régions n'ont pas. »

Monsieur Proulx a poursuivi son analyse en rappelant les engagements libéraux en matière de développement rural. « On nous avait promis plus de démocratie, plus de transparence et surtout une nouvelle gouvernance appuyée sur la décentralisation. Or, la loi 34 ajoute des privilèges, renvoie chez eux des citoyens bénévoles engagés dans le développement de leurs communautés et accentue les distorsions entre les milieux urbains et les milieux ruraux. »

Pour Solidarité rurale du Québec, les acquis de la Politique nationale de la ruralité dont la fameuse clause territoriale sont javellisés par la loi 34 sur le ministère du Développement économique et régional. « Mais au plan stratégique, constate Jacques Proulx, le gouvernement fait fort en renvoyant l'odieux des chicanes et des batailles à venir aux élus municipaux. Comme pour la police ou la sécurité civile, on leur a servi un élixir empoisonné. »

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Source : Marie Anne Rainville
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