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Novembre 2006, vol. 15, no 5
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ÉDITORIAL |
L'histoire qui se répète Par Jacques Proulx jproulx@solidarite-rurale.qc.ca
Ne vous offusquez pas si je vous dis que je ne suis pas du tout étonné de la crise qui secoue présentement le monde de la foresterie. Je suis plutôt surpris de voir les gens surpris. Et je l'avoue, même si je considère comme un effort louable les annonces du gouvernement pour y faire face, je suis choqué parce qu'encore une fois, aucune des mesures annoncées ne remet en question le modèle. Le gouvernement intervient encore pour aider les entreprises.
À preuve, dans les nouvelles mesures annoncées. c'est aux compagnies que va le plus gros de l'argent et même si on en donne un peu aux travailleurs et aux communautés, on oublie tous ces gens et ces secteurs qui sont indirectement touchés, ce que j'appelle les dommages collatéraux. Entendons-nous bien, je n'ai rien contre les compagnies, elles ont aussi leur place, mais il est plus que temps de changer nos façons de faire et de voir l'ensemble du problème.
C'est à force de regarder et d'analyser que nous en sommes venus à ce raisonnement, parce que ce n'est pas d'hier que SRQ se penche sur la question de l'exploitation forestière. La forêt fait partie de notre questionnement parce qu'elle est la deuxième ressource en importance dans le monde rural québécois, la première dans 250 communautés. Il est donc plus que temps de faire ce qu'il faut pour assurer sa pérennité. Il n'y a pas si longtemps, la Commission Coulombe a fait un très bon portrait de la situation et a avancé des priorités, malheureusement, trop peu de mesures de transition ont été mises en place.
Depuis longtemps, SRQ soutient qu'il faut changer le modèle de gestion, en lui donnant un nouveau virage fondé sur la nécessité de séparer la forêt de l'usine afin de permettre aux communautés de se réapproprier, non seulement, la gestion de leurs forêts, mais les fruits qui en découlent. Car il faut s'en souvenir, la forêt publique québécoise fait partie du patrimoine des québécois, ce qu'on a trop souvent tendance à oublier en cette époque de mondialisation et de globalisation, où pour certains, tout devrait être à vendre.
Et cette ressource qui pourtant devrait rapporter, coûte cher. On sait par exemple, chiffres à l'appui, que cette façon de faire a entraîné des coûts faramineux, alors que pour 2003 - 2004, les dépenses gouvernementales en matière de forêt publique ont atteint 463,2 M $, tandis que les revenus ont été de 368,7 M $, incluant les 320 M $ de redevances. Ce qui laisse un déficit qui atteint 94,5 M $...
Aujourd'hui, pourquoi ne pas profiter de cette crise pour la transformer en opportunité et changer le paradigme? En donnant la responsabilité au gouvernement local de gérer la ressource on pourrait voir se développer différents modèles : des fermes forestières, des coopératives, des entreprises privées, des forêts habitées, des entreprises familiales ou des organismes de foresterie communautaire. Certains de ces modèles sont déjà en place, on n'a qu'à penser à la scierie coopérative Boisaco de Sacré-Coeur sur la Côte Nord, à la Forêt de l'Aigle en Outaouais, et bien d'autres petites entreprises qui, en temps de crise, réussissent à mieux s'en sortir.
Et pourquoi ne pas regarder la création d'un marché libre entre les grandes entreprises consommatrices de bois et les exploitants de la forêt, comme c'est le cas en Colombie-Britannique? C'est en ce sens qu'à SRQ nous avons parlé de séparer l'usine de la forêt et de mettre les communautés au coeur d'un nouveau modèle forestier.
Dans ce dossier comme dans bien d'autres, ce qui fait défaut c'est le leadership qui rassemble les acteurs, les intervenants et les communautés autour d'un projet valorisant et durable.
Le modèle d'exploitation de nos forêts est vétuste. Depuis trop longtemps, il a fonctionné sur la base de la surexploitation, aujourd'hui on ne peut se contenter de corriger les capacités forestières et espérer que le modèle s'ajustera de lui-même. La pérennité de la ressource, c'est bien plus qu'une affaire de technologie et ce n'est certainement pas la concentration des usines, une façon de faire qui éloigne encore davantage les centres de décisions des lieux de cueillette et de production. ?
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MOT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL |
Entre consolidation et reconversion, la survie de la compagnie ou l'avenir du village Par Cherkaoui Ferdous cferdous@solidarite-rurale.qc.ca
Consolidation, rationalisation et réduction du coût de la fibre composent la recette pour sauver une industrie de la déroute, en attendant la reprise des marchés pour sortir de la crise. Tels seraient les termes souvent avancés pour résumer la crise forestière. Or, si on admet que la crise est bel et bien structurelle, on n'évoque que très peu certaines faiblesses intrinsèques que révèle cette crise. Les aborder pourrait amener à envisager d'autres alternatives possibles.
Ainsi, il convient de rappeler que l'industrie du sciage n'est pas soumise aux seules règles du marché. Suite à une vague d'acquisitions à la fin des années 80 début 90, les papetières ont intégré plusieurs scieries indépendantes. Une part prédominante des volumes de copeaux échappe aujourd'hui aux mécanismes du marché puisque 70 % est produit par les scieries contrôlées par les papetières, contre 30% au début des années 1980. La flexibilité de l'industrie du sciage a ainsi été réduite ces 15 dernières années pour se retrouver sous l'influence non seulement des conditions du marché du bois d'oeuvre mais aussi, et de plus en plus, par la logique propre de l'industrie du papier.
Cette donnée de structure ne peut être négligée pour comprendre la complexité et les contraintes à la diversification. La deuxième et troisième transformation du bois ne deviendront pas du jour au lendemain une priorité pour les scieries intégrées qui sont vouées d'abord à la sécurisation des approvisionnements des papetières en copeaux.
En revanche, les scieries indépendantes disposent, sans doute, d'une plus grande flexibilité pour réorienter leur stratégie et saisir de nouvelles occasions. Certaines d'entre elles ont su judicieusement utiliser les cycles de profit pour investir et moderniser leurs équipements pour les rendre aptes à approvisionner les usines de deuxième transformation.
Sans véritable stratégie de reconversion, la consolidation et les rationalisations risquent d'enfoncer encore plus dans l'inertie, un modèle industriel qui s'essouffle avec des unités plus imposantes mais peu flexibles, disposant de surcroît d'un pouvoir de négociation accru face aux travailleurs, aux producteurs de bois privés et aux communautés.
En demeurant concentré sur les produits de commodité, ce modèle exigera continuellement des réductions de coût, des consolidations pour survivre, sans jamais garantir une viabilité à long terme. La réorientation sur des créneaux à valeur ajoutée exige de la flexibilité et de la souplesse de la part des industriels et ne passe pas automatiquement par des consolidations tous azimuts. Le récent rapport Genest démontre d'ailleurs que des scieries d'environ 200 000 m3 de capacité peuvent demeurer viables, alors qu'ailleurs on annonce la fermeture de plusieurs dépassant cette capacité.
Enfin, la crise actuelle aurait été davantage une crise du bois qu'une crise forestière. La prédominance de l'exploitation de la matière ligneuse occulte les autres ressources de la forêt. La nouvelle foresterie doit nécessairement s'inscrire dans une gestion intégrée -et décentraliséede la forêt qui met en valeur les produits non ligneux qui pourraient procurer plus que les 3 500 emplois actuels ou encore les activités récréatives qui génèrent déjà plus de 12 500 emplois.
L'émergence d'une nouvelle foresterie doit reposer sur la participation des communautés dans le cadre d'une véritable décentralisation. Le maintien d'une gestion trop centralisée est contraire à la diversité biophysique du milieu et aux aspirations des collectivités. La décentralisation doit porter non seulement sur le processus de planification, mais aussi sur les pouvoirs de décision pour les rapprocher de la réalité du milieu.
Pour arriver à concilier véritablement les intérêts des industriels et ceux des communautés, il ne faudrait pas que les rationalisations et les consolidations soient décidées par les premiers et que les secondes soient appelées à gérer de façon «ordonnée» les fermetures et leurs conséquences sociales. Au contraire, les communautés doivent être associées en amont dans ce processus de restructuration, notamment en ayant leur mot à dire sur les attributions de volume de bois, elles qui dépendent et vivent de cette ressource collective.
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BRÈVES |
LA FOIRE DES VILLAGES.NOUVEAU CONCEPT Par Marie-Lou Ouellet et Sylvie Bellerose mlouellet@solidarite-rurale.qc.ca - sbellerose@solidarite-rurale.qc.ca
Depuis sa première édition en 2001, La Foire des villages a été un vaste marché public qui fait étalage des villages à habiter ainsi que des projets et des occasions offerts aux urbains désireux de changer d'air et d'aller vivre en milieu rural. Unique en son genre, cet événement est le seul d'envergure national qui propose aux urbains le mode de vie rural.
Pour sa quatrième édition, qui se tiendra les 9, 10 et 11 février 2007, La Foire des villages verra sa formule changée. Ainsi dans un premier temps, l'événement déménage du Marché Bonsecours à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) qui sera spécialement aménagée pour l'occasion.
Si la Foire se transforme, c'est pour mieux répondre aux besoins formulés par les MRC et les communautés, mieux cibler les migrants potentiels et mieux s'adapter au contexte de la démographie. Avec sa programmation enrichie, l'événement deviendra un véritable lieu d'échange d'expériences entre les communautés. Des ateliers et des conférences permettront de discuter de l'accueil, de l'intégration, de la cohabitation et de faire le point sur ce grand défi qu'est la démographie.
De plus, la place publique de l'UQAM, l'Agora, sera le lieu des projets, des rencontres et des échanges entre tous ces visiteurs, où s'amalgameront des animations et des tables rondes, dans le but de provoquer le foisonnement d'idées dans une atmosphère de foire.
L'aménagement a été repensé afin de maximiser les retombées, multiplier les rencontres et les contacts entre ruraux et urbains. Les kiosques ont cédé la place à un concept de table-bistro, un aménagement amélioré par la proximité et l'authenticité des contacts. Un mur des projets -physique mais aussi électronique- permettra de faire connaître les occasions d'affaires et les projets qui peuvent attirer des migrants.
La Foire des villages édition 2007 innove donc dans son contenu et dans sa formule tout en demeurant fidèle à sa mission, soit d'être le lieu de rencontres entre le rat des villes et le rat des champs. Si vous voulez être des nôtres et désirez participer à cet événement grand-public, communiquez avec nous.
LE DÉVELOPPEMENT DE LA FILIÈRE ÉOLIENNE* Par Chakda Yorn cyorn@solidarite-rurale.qc.ca
Depuis quelque temps, la filière éolienne a le vent dans les pales. L'industrie est enthousiaste et la population est majoritairement favorable, bien que le syndrome du pas dans ma cour et que des voix discordantes commencent à s'élever.Ces voix ne sont pas toujours contre l'éolien en lui-même, elles questionnent surtout la gestion et le déploiement ainsi que les retombées économiques, écologiques et sociales de cette nouvelle technologie.
C'est dans cette perspective que, le 10 octobre dernier, se déroulait à Rimouski le colloque : Municipalités, le défi des éoliens. Au-delà des conférences, les interventions ont permis de constater qu'il existe plusieurs modèles de développement éolien qui, on s'en doute, soutiennent des visions différentes.
Présentement, les trois modèles de développement sont le modèle marchand ou corporatif, publique et communautaire, et à moins d'un changement de cap de la part des décideurs, pour l'instant on doit faire abstraction du modèle publique. Le modèle marchand et le modèle communautaire devraient cohabiter mais ce, à condition qu'il y ait des projets communautaires. Pour ce faire, il faudrait prendre plus de temps pour harmoniser les échéanciers d'appels d'offres, pour que les territoires aient le temps de définir les règles afin d'encadrer les promoteurs et pour laisser le temps aux projets communautaires d'émerger.
Actuellement, les principales critiques adressées aux promoteurs et au gouvernement sont la faiblesse des retombées locales et le rythme de déploiement trop rapide. On dispose d'ailleurs de peu d'information quant aux retombées ou aux coûts directs ou indirects que subiront les municipalités et MRC dans le futur (mesures d'urgence, entretien des chemins, autres services supplémentaires, etc.). Pour le moment, ce sont les retombées financières et d'emplois qui retiennent l'attention des acteurs.
Afin de faire la lumière sur l'ensemble du dossier, il faudrait se questionner davantage pour savoir: • Quelles sont les retombées et les conséquences (autres qu'économiques) pour les collectivités concernées ? • Quels sont les coûts à prévoir dans le temps pour les collectivités et les administrations publiques (maintenance, mesures d'urgence, chemins, etc.) ? • Comment faire un aménagement intégré de l'éolien en tenant compte des autres usages du territoire ? • Techniquement, quelles sont les limites et les défis d'adaptation des technologies étrangères en climat québécois ? Des réponses à ces questions favoriseraient une gestion améliorée de la filière éolienne.
A PROPOS DE L'ÉOLIEN. Une étude commandée par le ministère québécois des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) estime le potentiel éolien sur le territoire québécois à presque 4 millions MW. Mais deux principaux facteurs viennent réduire ce potentiel titanesque : l'éloignement et la capacité des réseaux de distribution. Les plus grands potentiels se trouvant dans le moyen Nord et le grand Nord québécois, souvent en dehors des réseaux de transport d'Hydro-Québec.
Au Québec, l'envolée commerciale de l'éolien est récente et l'expertise des entreprises locales est embryonnaire. Après des essais et des ententes de gré à gré à Cap Chat,Matane et Murdochville, un premier 1000 MW a été attribué en appel d'offres par Hydro-Québec Distribution en octobre 2004. Cartier Wind Energy et Northland Power en sont les grands gagnants avec respectivement six projets totalisant 739,5 MW et deux projets totalisant 250,5 MW.Un second appel d'offres de 2000 MW est en cours pour mai 2007.Un troisième appel de 500 MW est réservé aux communautés autochtones et aux collectivités allochtones.
* Le texte intégral est disponible sur le site de SRQ dans dossiers ruraux sous la rubrique énergie.
LA DÉMOGRAPHIE : UN FACTEUR DÉTERMINANT POUR L'AVENIR DE L'AGRICULTURE Par Lucie Veillette lveillette@solidarite-rurale.qc.ca
Depuis longtemps, Solidarité rurale s'intéresse à l'agriculture et à sa contribution au développement de tous les territoires, tant des points de vue social, environnemental, culturel, qu'économique. Suite à l'annonce faite par le gouvernement du Québec de la mise sur pied d'une Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire, SRQ actualise présentement sa réflexion sur ce sujet.
Déjà, dans son Avis sur la Politique nationale de la ruralité, SRQ faisait état d'un certain nombre de constats sur les transformations en cours dans le secteur agricole, notamment en ce qui a trait à la démographie, un facteur déterminant pour l'avenir de l'agriculture et des territoires. Ainsi entre 1991 et 2001, 5 937 fermes sont disparues, soit une baisse de 15,6 %. Pour la même période, la population agricole a connu une baisse de plus du quart (-26 %), de sorte qu'en 2001, la population agricole ne représentait plus que 6,4 % de la population rurale.
Par ailleurs, un des défis que l'agriculture devra relever au cours des prochaines années a trait aux phénomènes du vieillissement de la population et de la relève. En effet, la tranche d'exploitants des moins de 35 ans a connu une diminution rapide; leur nombre a fondu de moitié en seulement 10 ans (-7 000 exploitants de 1991 à 2001). Quant aux fermes ayant besoin de relève, en 2000 on notait que 35 % d'entre elles n'avaient pas identifié de relève ou étaient incertaines d'en avoir, une tendance à la hausse par rapport à 1995 où ce taux s'élevait à 28 %. De plus, avec la concentration croissante des moyens de production et les niveaux élevés d'endettement et de capital agricole, l'établissement et la retraite s'avèrent de plus en plus difficiles.
Une situation qui amène de nombreuses questions. À qui sera transféré le patrimoine agricole dans les prochaines années ? Le démantèlement des fermes est-il inévitable? Comment faire en sorte que l'agriculture participe à l'occupation dynamique des territoires ruraux? Des interrogations qui ne reflètent que quelques-uns des défis que devront relever le secteur agricole.
La tournée de consultations de la Commission sera donc l'occasion pour les communautés de s'approprier les différents enjeux en lien avec l'avenir du monde agricole, tout en établissant une vision qui soit collectivement partagée et socialement acceptée.La vitalité des villages et la prospérité des communautés en dépendent.
LE MONDE RURAL DEMANDE UNANIMEMENT LE RENOUVELLEMENT DE LA PNR Par Diane Richard drichard@solidarite-rurale.qc.ca
Les 11 et 12 octobre dernier, plus de 130 représentants des milieux ruraux étaient présents à la Station touristique Duchesnay près de Québec pour participer aux Journées de la ruralité et discuter du renouvellement de la PNR.
C'est à la demande de la ministre des Affaires municipales et des Régions, madame Nathalie Normandeau, que cette rencontre avait été organisée avec, outre les partenaires de la ruralité -Solidarité rurale du Québec (SRQ), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l'Association des centres locaux de développement du Québec (ACLDQ) ainsi que spécialement pour cette occasion, l'Union des municipalités du Québec (UMQ)-, des acteurs du milieu rural, des municipalités et des représentants d'organismes provinciaux, ont confirmé leur détermination à doter le Québec d'une nouvelle Politique nationale de la ruralité.
À l'unanimité, tous ont reconnu la nécessité de disposer d'outils financiers gérés par les MRC. Selon eux, il est essentiel de renforcer la mission des MRC et des communautés locales ainsi que le rôle des élus. Parmi les moyens que devrait contenir la nouvelle politique, les participants ont demandé une bonification financière des pactes ruraux, le maintien d'un réseau d'agents de développement rural fort, une meilleure application de la modulation des programmes et l'application de la clause territoriale.
Les participants ont également remarqué que le mot national n'accompagnait plus la politique et ont rappelé à la ministre qu'il était bien plus qu'un simple qualificatif puisqu'il donnait tout son sens à cette politique qui ne doit pas être intégrée à une autre.
Pour le président de Solidarité rurale du Québec, Jacques Proulx, «le bilan de ces journées vient appuyer l'avis et les recommandations formulées par SRQ. Le gouvernement ne peut que constater l'unanimité et l'adhésion qui entourent la PNR. Il lui appartient de poser un geste significatif et conséquent dès maintenant, notamment en ce qui concerne l'augmentation du nombre d'agents et l'investissement réclamé de 200 millions $ qui doit être accompagné d'un plan de mise en oeuvre et de modulation des programmes gouvernementaux pour s'attaquer aux véritables enjeux que sont la cohabitation, la démographie et la reconversion».
Déjà la ministre a laissé savoir que la nouvelle Politique nationale de la ruralité donnera aux milieux ruraux les outils nécessaires pour agir et pour avoir des communautés à leur image. Mme Normandeau a déclaré que son «gouvernement misera sur la créativité des communautés rurales. Nous avons la conviction profonde que le potentiel et le dynamisme des femmes et des hommes en milieu rural, en association avec leurs institutions locales, sont la formule gagnante pour le développement harmonieux de nos collectivités et milieux ruraux».
Celle-ci a d'ailleurs confirmé que l'application de la nouvelle politique sera gérée par les MRC et qu'elle sera mise en oeuvre le 1er avril 2007, ce qui évite les coupures entre la première PNR et la seconde. Reste à savoir de combien la nouvelle politique sera bonifiée alors que dans son avis, SRQ, recommande que ce montant soit de 200 M $.
BONJOUR CHEZ NOUS.
Du nouveau à Solidarité rurale alors qu'au cours des derniers mois trois nouveaux venus se sont joints à l'équipe.Ce sont : Chakda Yorn, chercheur senior, responsable de l'équipe de recherche de SRQ ; Lucie Veillette, agente de recherche, elle s'occupe de recherches appliquées sur le développement rural ; et Édith Beauséjour, stagiaire.
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| AGENDA | | 5 octobre 2006 | (C. Ferdous) Montréal. Colloque organisé par l'Observatoire de l'Administration publique « Pour un état stratège ». | | 6 octobre 2006 | (C. Ferdous) Montréal. Colloque organisé par l'Observatoire de l'Administration publique « Pour un état stratège ». | | 6 octobre 2006 | (J.Proulx, C. Ferdous) Montréal. Rencontre avec Monsieur Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois. | | 10 octobre 2006 | (J. Proulx) Québec. Conférence dans la série des Grandes Conférences du Mardi de l'Université du 3e âge de
Québec. | | 10 octobre 2006 | (C. Yorn) Rimouski. Participation au colloque sur le développement éolien organisé conjointement par l'ACEE, la FQM, l'UMQ, l'UQAR en collaboration avec le MRNF et le MAMR. | | 11 octobre 2006 | (J.Proulx, C. Ferdous, S. Bellerose, D. Richard) Duchesnay. Journées de la ruralité organisées par le Comité des partenaires et le ministère des
Affaires municipales et des Régions. | | 12 octobre 2006 | (J.Proulx, C. Ferdous, S. Bellerose, D. Richard) Duchesnay. Journées de la ruralité organisées par le Comité des partenaires et le ministère des
Affaires municipales et des Régions. | | 16 octobre 2006 | (C. Yorn) Longueuil. Participation à une journée d'information préparatoire au Forum socioéconomique des Premières Nations. | | 18 octobre 2006 | (J. Proulx) Québec. Participation aux premiers États généraux de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
au Québec. | | 19 octobre 2006 | (J. Proulx) Québec. Participation aux premiers États généraux de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
au Québec. | | 19 octobre 2006 | (C. Yorn) Québec. Participation à l'élaboration de la nouvelle structure de gouvernance de l'équipe rurale. | | 20 octobre 2006 | (J. Proulx) Québec. Participation aux premiers États généraux de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme
au Québec. | | 24 octobre 2006 | (M-L. Ouellet) Ottawa. Rencontre sur la recherche Programme des modèles, du Secrétariat rural du Canada. | | 25 octobre 2006 | (M-L. Ouellet) Ottawa. Rencontre sur la recherche Programme des modèles, du Secrétariat rural du Canada. | | 25 octobre 2006 | (J. Proulx) Mashteuiatsh. Participation au Forum socioéconomique des Premières Nations. | | 26 octobre 2006 | (J. Proulx) Mashteuiatsh. Participation au Forum socioéconomique des Premières Nations. | | 26 octobre 2006 | (M-L. Ouellet) Sherbrooke. Participation au séminaire de l'Observatoire sur l'immigration dans les zones à faible densité d'immigrants. | | 26 octobre 2006 | (C. Yorn) Gatineau. Participation à un atelier lors du Colloque «Conférence au sommet» sur le Canada rural avec le réseau des chercheurs canadiens sur le développement rural. | | 27 octobre 2006 | (M-L. Ouellet) Sherbrooke. Participation au séminaire de l'Observatoire sur l'immigration dans les zones à faible densité d'immigrants. | | 27 octobre 2006 | (J. Proulx) Mashteuiatsh. Participation au Forum socioéconomique des Premières Nations. | | 27 octobre 2006 | (J.P. Fournier) Sainte-Adèle. Participation au 8e Colloque international francophone des Villes et Villages en santé et des Villes-Santé de l'OMS sous le thème Pour une nouvelle gouvernance territoriale. | | 28 octobre 2006 | (J.P. Fournier) Sainte-Adèle. Participation au 8e Colloque international francophone des Villes et Villages en santé et des Villes-Santé de l'OMS sous le thème Pour une nouvelle gouvernance territoriale. | | 28 octobre 2006 | (M-L. Ouellet) Sherbrooke. Participation au séminaire de l'Observatoire sur l'immigration dans les zones à faible densité d'immigrants. | | 31 octobre 2006 | (C. Yorn) Québec. Participation au suivi de l'Action concertée sur l'évaluation de la Politique nationale de la ruralité du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture. | | 4 novembre 2006 | (J. Proulx) Québec. Conférence devant les bénévoles du Réseau BIBLIO de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. | | 8 novembre 2006 | (J. Proulx, C. Ferdous) Nicolet. Réunion du comité exécutif de Solidarité rurale du Québec. | | 17 novembre 2006 | (J. Proulx) Montréal. Salon du livre de Montréal, table ronde portant sur le livre de Roméo Bouchard Y a-t-il un
avenir pour les régions? Un projet d'occupation du territoire | | 28 novembre 2006 | (J. Proulx, C. Ferdous, C. Yorn) Nicolet. Réunion du conseil d'administration de Solidarité rurale du Québec. |
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