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Novembre 2007, vol. 16, no 6
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ÉDITORIAL |
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Le feu sous la loupe Par Jacques Proulx
La terre tourne et tourne encore. Et comme des milliards de fourmis, nous allons de ci de là, vaquant à nos occupations, faisant notre possible pour nourrir nos familles, s'impliquant pour améliorer la suite des choses, émettant nos avis et commentaires sur l'actualité. Et soudainement, elle arrive, cette loupe, cette lentille, cette caméra qui met le feu aux poudres. Et voilà notre monde en émoi, chamboulé.
Ces temps-ci, je rêve de me faire carme ou Inuit pour échapper à tout ce brouhaha médiatique qui brouille tout. J'ai honte, pour la première fois, d'être Québécois. Je n'en peux plus d'entendre les commentaires racistes et xénophobes de mes compatriotes qui me sont rapportés chaque soir dans le confort de mon salon. Mais surtout, surtout, je n'en peux plus des analystes de tout acabit qui essaient de me faire accroire que le Québec des régions est « plus attaché au passé, plus conservateur et moins ouvert au changement. » Nos chroniqueurs, plutôt que de nous éclairer en s'élevant au-dessus de la mêlée, crachent donc des propos aussi intelligents que celui qui va soutenir, devant les commissaires, que tous les musulmans sont des intégristes religieux, qu'ils sont tous plus violents envers les femmes et que les Québécois sont en voie d'extinction !
Mais je m'égare, parce que c'est la loupe qui m'inquiète, bien plus que les fourmis.
Les médias ont un immense pouvoir qui s'accompagne d'une liberté qui leur est nécessaire. Mais cette liberté leur est donnée avec de sérieuses obligations, dont la toute première est une rigueur irréprochable, qui se démontre notamment par la priorité donnée à l'information, qui doit passer avant le spectacle. Leur devoir, dans un système démocratique, c'est d'éduquer les citoyens sur les grands enjeux de société, leur faire connaître les solutions possibles aux problèmes que nous rencontrons. De faire voir aux citoyens les multiples côtés de la médaille.
Mais en quoi le fait de rapporter soir après soir le vox pop citoyen de la Commission Bouchard-Taylor, par exemple, aide les Québécois à comprendre les mécanismes d'intégration des immigrants ? En quoi cela apporte-t-il un éclairage sur le financement des organismes d'accueil ? Comment cela vient-il nous aider à comprendre le fonctionnement de la reconnaissance des diplômes et à savoir comment attirer davantage d'immigrants en région ? Ce sont là les véritables enjeux concernant l'immigration au Québec.
« Donnez-leur du pain et des jeux » disaient les dirigeants Romains pour éviter les émeutes et les révoltes. Le jeu de la Commission Bouchard-Taylor est effectivement bien divertissant. Mais en nous vendant du spectacle, les médias sont en train de transformer le Québec en un véritable cirque où tout est caricaturé. Pourtant, dans ce débat hypersensible, le Québec ne peut absolument pas se priver des nuances qui composent notre monde.
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MOT DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL |
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Que retenir de la force du dollar ? Par Cherkaoui Ferdous
Manifestement, on vit une époque où la réalité confond les experts et leur humilité retrouvée n'aidera pas à rendre l'avenir plus lisible. Le dollar canadien fracasse des records et rien n'indique qu'il reculera demain. Théoriquement, l'appréciation d'une devise reflète la robustesse de l'économie qui se mesure par ses gains de productivité. Or, la hausse vertigineuse du huard s'explique essentiellement par les prix des ressources énergétiques et des matières premières gonflés par la demande de la Chine avec ses taux de croissance à deux chiffres. La valeur du dollar canadien est donc davantage propulsée par des facteurs externes à notre économie plutôt que par des gains de productivité ou une santé économique à tout crin.
De plus, dans le marché des changes, l'appréciation de notre monnaie n'est spectaculaire que lorsqu'on la compare au dollar américain. En cinq ans, le huard a bondi de 64% par rapport au billet vert. Pour les seuls 24 derniers mois, notre monnaie a gagné 25% sur la valeur du dollar US. Or, fait remarquable, durant la même période, notre dollar est demeuré quasiment stable par rapport à l'Euro (+ 3% entre 2005 et 2007). Les entreprises québécoises qui exportent sur le marché européen n'ont pas souffert du taux de change.
Que signifie cette comparaison? Essentiellement que si notre principal partenaire commercial était l'Union européenne, on ne parlerait probablement pas autant de la valeur de notre monnaie comme un frein pour nos exportations, au contraire. Toute l'attention sur la valeur de notre dollar s'explique par le fait que nos exportations soient orientées à près de 80% vers les États-Unis, un espace économique dont la devise ne cesse de décliner inexorablement. La situation dépasse donc la politique monétaire et implique un questionnement sur le déploiement des exportations sur les marchés internationaux. Sans tenir compte de cette tendance, on continuera de nourrir dangereusement l'espoir des manufacturiers et des agents économiques avec le mirage d'un possible recul de notre monnaie. Une nouvelle donne se dessine et appelle à user d'ingéniosité pour se repositionner dans un contexte économique global qui n'est plus guidé par les paramètres d'antan.
La croissance asiatique, la force d'attraction de l'euro et la tendance à l'affaiblissement du dollar américain sont les grandes forces en jeu qui concourent à déplacer le centre de gravité de l'économie mondiale vers l'Est.
Mais il y a aussi d'autres facteurs qui agissent pour freiner la chute du dollar américain. Le premier réside dans son statut de valeur refuge avec les 2/3 des réserves en devises des banques centrales libellés en dollar. Le second se traduit par une convergence d'intérêts qui amène les banques centrales à intervenir massivement et de façon concertée pour soutenir le dollar et endiguer les risques de propagation d'une récession.
Mais au-delà de la joute sur l'échiquier mondial, que faut-il retenir pour nos territoires? D'abord, il faut prendre conscience d'une nouvelle donne où le problème se pose davantage en termes d'affaiblissement considérable de la devise de notre principal marché d'exportation. La capacité d'infléchir cette tendance par un ajustement de la politique monétaire du Canada risque d'être limitée, et cela ne réglera en rien cette forte dépendance par rapport au marché de notre voisin, qui en soi rend vulnérable tout un pan de notre économie. Il faudra miser de plus en plus sur des entrepreneurs et des idées audacieuses qui ouvrent des perspectives et des marchés nouveaux en Europe et ailleurs. La situation géographique, le caractère français et l'effervescence de la culture québécoise peuvent être des atouts pour que le Québec devienne non seulement la porte d'entrée de l'Europe en Amérique, mais aussi et surtout le fer de lance des produits et services nord-américains en Europe.
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BRÈVES |
Portrait d'ici Communautel, un exemple de réponse à la fracture numérique en milieu rural au Québec Par Chakda Yorn
Le Québec rural vit une fracture numérique pour plusieurs raisons : déploiement inégal, cafouillis de propriété de réseaux de fibre optique, question de rentabilité ou mauvaise volonté des joueurs dominants en place, lobbying parfois combiné à la duperie, manque de volonté politique nationale et locale, incompréhensions techniques et plus grave encore, incompréhensions de l'enjeu des TIC pour le développement territorial.
En attendant, les solutions probantes existent hors des centres villageois. Dans la MRC Antoine-Labelle, le Regroupement communautaire pour Internet dans les Hautes-Laurentides (Communautel), un organisme sans but lucratif, déploie graduellement Internet. Communautel a choisi la technologie WiFi plus ancienne que le WiMax et offrant moins de possibilités, mais elle est éprouvée et les équipements sont moins coûteux. On utilise les fréquences libres hors licence du CRTC (900 Mhz, 2,4 Ghz, 5,8 Ghz). La sécurité a recours au cryptage similaire aux banques.
Le client défraie un coût initial de 200 $ pour l'antenne et un coût mensuel de base de 25 $ pour une vitesse jusqu'à 6 Mo/s. Le site web est transparent car les abonnées peuvent interagir. La mission sociale s'ajoute à l'accès Internet car on veut l'étendre à la formation et encourager l'interactivité entre utilisateurs. Depuis la mise en service en juillet 2007, une centaine de clients est branchée à Nominingue et La Macaza. Sans publicité aucune, la liste d'attente est d'environ 300 personnes. Le déploiement se fait par grappe de citoyens intéressés, selon les secteurs, avec l'objectif d'atteindre le seuil confortable de 2000 clients.
Plusieurs municipalités québécoises sollicitent Communautel qui ne peut fournir à la demande car l'action de cet organisme repose sur le bénévolat. Communautel a bénéficié d'une subvention initiale de 20 000 $ dont les ¾ étaient constitués d'équipement. Cet équipement, suffisant pour desservir environ 100 clients, porte l'investissement à moins de 200 $ par client.
Le défi technique est de passer outre les obstacles physiques (arbres, montagnes) et, pour ce faire, des solutions créatives sont trouvées. Si la fréquence du 700 Mhz devenait accessible au milieu rural, le défi des obstacles serait réduit d'autant. L'allocation de cette fréquence relève de la prérogative du CRTC.
Ailleurs dans le monde La transformation d'un village. une utopie? Par Sylvie Bellerose
Ici comme ailleurs, les villages se transforment et se retrouvent devant le déclin de la population parfois causé par la délocalisation ou même la fermeture d'entreprises ou d'institutions. Les leaders sont à la recherche de solutions et de projets permettant de changer l'inexorable qui se révèle à eux, la dévitalisation du village. Certaines communautés s'en tirent avec brio et font la démonstration que tout est possible. Voici le portrait d'une communauté française qui a su se transformer et qui vit maintenant la croissance: Montolieu, village du livre.
Montolieu est un petit village français, qui fut prospère au siècle dernier, avec plus de 1500 habitants et des industries dans les secteurs de la laine et de ses dérivés, du fer et du papier, sans parler d'une quantité d'artisans, de commerçants et de paysans vivant de la polyculture, de l'élevage et de la viticulture. Le village se retrouve à la fin des années 1980 en posture bien plus modeste : moins de 850 habitants, une seule petite industrie et la viticulture en décroissance. Les constats : la population a vieilli, sa jeunesse a quitté le pays en quête de travail et, signe alarmant, l'école vient de fermer une classe.
Le moment était venu d'établir un état des lieux sur le plan socio-économique, de prendre un nouveau départ et de se lancer dans une voie inédite de développement rural. L'arrivée d'un relieur à la retraite (dans le domaine du livre), avec sa conviction de transformer le village, a été le déclencheur. Inspiré par des projets similaires ailleurs en Europe, il propose dès 1989, la création d'un village du livre à Montolieu. En rassemblant un réseau et les forces vives du milieu, les leaders ont élaboré un vaste projet à caractère culturel et touristique.
Fort de ses dons de persuasion et de sa ténacité, le père fondateur a fini par convaincre la municipalité. Cette dernière remettra un immeuble en état au bénéfice du projet. De l'artisanat, des pièces de théâtre, des lectures publiques, des conférences, des expositions accompagnent les manifestations autour du livre que sont les salons, foires et marchés et qui rendent le livre roi dans les rues de Montolieu.
Cet apport d'activité économique a redonné au village un souffle nouveau : accroissement de la population, réouverture de l'école, relance immobilière et rénovation de l'habitat, développement des structures de restauration et d'hébergement. Une reconversion douce qui préserve le patrimoine et privilégie un village vivant. Sur le site du village on peut y lire cette citation : « Il n'est pas de réalisation qui ne soit d'abord utopie... »
Soyez prêts pour la 15e Conférence nationale de SRQ ! Par Cynthia Rivard
Chambardement global, la réplique du monde rural. C'est sous ce thème que Solidarité rurale du Québec tiendra sa 15e Conférence nationale les 27, 28 et 29 février prochain. Au menu ? Grandes conférences inspirantes, ateliers et débats. Inscrivez sans tarder cet événement à votre agenda et surveillez votre courrier pour connaître tous les détails de la programmation !
Forum de Consultation sur la santé Par Lucie Veillette
Le Commissaire à la santé et au bien-être a comme mission d'éclairer le débat public et les décisions gouvernementales en matière de santé de la population. En fonction depuis 2006, le poste de Commissaire a été créé par une loi. Celui-ci doit se prononcer sur des enjeux d'intérêt collectif et des enjeux éthiques qui touchent le système de santé et de services sociaux, et plus globalement, la santé et le bien-être de la population. Il doit donner son appréciation du système de santé et faire des recommandations au Gouvernement. Le Commissaire a aussi comme mandat de consulter les citoyens, les experts et les divers acteurs du système de santé. Pour ce faire, il doit collaborer avec le Forum de consultation. Ce premier Forum de consultation doit être constitué. À cet effet, un appel de candidatures auprès des citoyens se tient jusqu'au 16 novembre. Le Forum de consultation sera composé de 27 membres, soit 18 personnes en provenance des régions et neuf experts du domaine de la santé et des services sociaux. Pour poser votre candidature, consultez www.forumdeconsultation.gouv.qc.ca
Agriculture - La FAO sonne l'alarme Par Cynthia Rivard
L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sonne l'alarme sur les pratiques en agriculture. L'organisme, qui observe les pratiques agricoles depuis plus de 50 ans, affirme n'avoir jamais été aussi inquiet de la situation, lui qui n'a pas la réputation d'être alarmiste. L'industrialisation de l'agriculture, avec la croissance du modèle intégrateur, crée toute une série de facteurs qui peuvent, selon la FAO, avoir des conséquences très néfastes sur la santé humaine ainsi que sur la sécurité alimentaire des générations futures. La multiplication prévisible des maladies zoonoses, comme la maladie de la vache folle ou la grippe aviaire, risque en effet de trouver de belles voies de développement dans un système où les animaux sont concentrés en grand nombre, où ils voyagent abondamment de la maternité à l'engraissement, puis à l'abattage et où, pour finir, ils se retrouvent tout près des milieux urbains fortement peuplés. L'organisme s'inquiète également de la disparition éventuelle de certaines races, qu'on peut croire plus résistantes à certaines maladies et en mesure d'endiguer les épidémies par exemple, que d'autres dont le patrimoine génétique est affaibli par des décennies de reproduction. L'organisme lance un appel mondial à la sauvegarde des races patrimoniales, à l'application des mesures de biosécurité de base, à la limitation de la construction de fermes à proximité d'établissements humains ainsi qu'au contrôle des mouvements des bêtes et de leur personnel. Pour en savoir plus : http://www.fao.org
Développement durable : la France se positionne Par Lucie Veillette
Depuis la mi-juillet, la France a entamé un vaste processus de consultation publique sur les orientations et actions à mener afin de mettre en ouvre un véritable développement durable. La démarche, nommée le « Grenelle Environnement », a permis d'engager l'Etat et les représentants de la société civile (collectivités locales, entreprises, syndicats, associations, élus, administration) autour de six groupes de travail. De ce processus, se sont dégagés de grands axes d'action et des mesures concrètes.
Le défi du changement climatique, la préservation de la biodiversité et la prévention des effets de la pollution sur la santé ont été les principaux enjeux identifiés. Ce qui ressort du processus est une volonté de changement majeur dans la logique de décision gouvernementale. En effet, il est admis que le modèle de croissance actuel est condamné. Le rythme d'utilisation des ressources n'est pas soutenable à long terme et les changements climatiques permettent d'anticiper une accélération des grandes catastrophes et des épidémies. Les conflits pour l'eau et la nourriture risquent de s'exacerber, menaçant la paix et provoquant le déplacement de réfugiés climatiques.
La France fait donc le choix d'agir, même seule, et de se positionner comme un leader mondial en matière de développement et d'aménagement durable, ce qui implique des réorientations économiques importantes. Le président Sarkosy s'est engagé à ce que les intérêts collectifs priment sur les seuls objectifs commerciaux et d'économie des deniers publics. Il considère la politique de l'environnement comme une politique d'investissement massif pour assurer la croissance de demain.
Le développement durable en France et au Québec Voici quelques mesures auxquelles s'est engagé le président français :
- Intégration dans tous les projets et décisions publics du coût pour le climat et la biodiversité;
- Priorité aux solutions écologiques qui n'auront plus à prouver leur intérêt, contrairement aux projets non écologiques qui devront justifier qu'il est impossible de faire autrement (ce principe s'applique immédiatement à la politique des transports);
- Investissement massif dans les transports en faveur des transports ferroviaires et fluviaux ;
- Amélioration de 20 % de l'efficacité énergétique d'ici 2020 ;
- Investissements massifs dans le bâtiment afin de réduire la consommation d'énergie (rénovation de 800 000 HLM, construction de bâtiments neufs générateurs d'énergie);
- Investissements massifs dans l'agriculture (20% de superficies cultivées biologiques d'ici 2020, politiques d'achat local, de produits bios et de produits labellisés pour les cafétérias publiques) ;
- Suspension de la culture commerciale des OGM-pesticides.
- Obligation de prouver l'intérêt sanitaire et environnemental des OGM.
- Droit à la transparence totale des informations environnementales et de l'expertise sur le nucléaire et les OGM.
- Taxation des produits importés qui ne respectent pas les critères environnementaux établis;
- Priorité au recyclage des déchets plutôt qu'à l'incinération. Tout projet d'incinération devra inclure la production d'énergie à base de déchets.
- Disparition de certaines barrières juridiques pour accroître la responsabilité des pollueurs, même des années après l'apparition des problèmes (responsabilité des filiales des maisons-mères).
Pour consulter les programmes complets issus du forum, consultez http://www.legrenelle-environnement.fr.
Les objectifs de la Stratégie québécoise de développement durable soumise à la consultation, 2007-2012 Au Québec aussi, l'heure est au développement durable. Le gouvernement vient de lancer les consultations sur sa stratégie en la matière. Voici quelques-uns des objectifs poursuivis :
- Soutenir la recherche et les nouvelles pratiques et technologies contribuant au développement durable et en maximiser les retombées au Québec.
- Appliquer des mesures de gestion environnementale et une politique d'acquisitions écoresponsables au sein des ministères et des organismes gouvernementaux.
- Promouvoir la réduction de la quantité d'énergie et de ressources naturelles et matérielles utilisée pour la production et la mise en marché de biens et de services.
- Augmenter la part des énergies renouvelables ayant des incidences moindres sur l'environnement (biocarburants, biogaz, biomasse, énergie solaire, éolien, géothermie, hydro-électricité, etc.) dans le bilan énergétique du Québec.
- Fournir les repères nécessaires à l'exercice de choix de consommation éclairés et responsables et favoriser au besoin la certification des produits et des services.
- Favoriser la vie familiale et en faciliter la conciliation avec le travail, les études et la vie personnelle.
- Transmettre aux générations futures des finances publiques en santé.
- Intégrer les impératifs du développement durable dans les stratégies et les plans d'aménagement et de développement locaux et régionaux.
- Renforcer la viabilité et la résilience des collectivités urbaines, rurales ou territoriales et des communautés autochtones.
Pour en savoir plus, visitez le site du ministère au www.mddep.gouv.qc.ca
Une réserve d'étoiles mondialement reconnue au Québec ! Par Cynthia Rivard
La grande région du Mont-Mégantic a dernièrement fait reconnaître mondialement son ciel comme réserve de ciel étoilé en zone habitée. Il s'agit d'une première canadienne. Afin de contrer la pollution lumineuse, l'Astrolab a convaincu les élus, les commerçants, les industriels et les agriculteurs de la MRC du Granit, du Haut-St-François et de Sherbrooke de modifier leurs façons de faire afin de « préserver » les étoiles. Un éclairage plus efficace, bien orienté vers le sol plutôt que vers le ciel, et moins éblouissant, permet aux intervenants d'économiser jusqu'à 50% de leurs dépenses d'électricité une fois les investissements amortis mais surtout aux citoyens de tout le territoire de profiter de belles nuits étoilées. Et c'est sans compter la pérennité de l'Observatoire, le troisième en importance au Canada et qui compte parmi les mieux équipés au monde, qui s'en trouve assurée.
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| AGENDA | | 3 novembre 2007 | (J. Proulx) Saint-Hyacinthe. Participation au Colloque 2007 de la Fédération des sociétés d'histoire du Québec sur le patrimoine rural. | | 5 novembre 2007 | (J. Proulx) Montréal. Participation au Sommet de la santé organisé par le Collège des médecins du Québec. | | 6 novembre 2007 | (J. Proulx) Montréal. Participation au Sommet de la santé organisé par le Collège des médecins du Québec. | | 6 novembre 2007 | (S. Bellerose) St-Jean-sur-le-Richelieu. Table régionale des agents de la Montérégie. | | 7 novembre 2007 | (J. Proulx) Montréal. Participation au Sommet de la santé organisé par le Collège des médecins du Québec. | | 10 novembre 2007 | (S. Bellerose) Sherbrooke. Formation sur le leadership et l'innovation rurale donnée par la FQM. | | 16 novembre 2007 | (J. Proulx) Beaupré. Participation au 2e Forum sur les municipalités dévitalisées au Québec. | | 18 novembre 2007 | (C. Yorn, K. Lussier, J. Fandrich) Winnipeg. Projet de transfert de la Foire des villages. (18 au 22 novembre) | | 19 novembre 2007 | (C. Ferdous) Montréal. Participation à une table ronde sur les régions. | | 20 novembre 2007 | (J. Proulx) Saint-Henri-de-Lévis et Saint-Joseph-de-Beauce. Colloque en production laitière organisé par le MAPAQ. | | 21 novembre 2007 | (J. Proulx) Saint-Henri-de-Lévis et Saint-Joseph-de-Beauce. Colloque en production laitière organisé par le MAPAQ. | | 22 novembre 2007 | (S. Bellerose) Montréal. Colloque du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale | | 23 novembre 2007 | (S. Bellerose et L. Veillette) Victoriaville. L'impact du vieillissement de la population sur l'habitation en milieu rural. | | 26 novembre 2007 | (C. Yorn) Québec. Comité connaissance de l'Équipe rurale. | | 27 novembre 2007 | (J. Proulx, C. Ferdous) Nicolet. Réunion du conseil d'administration de Solidarité rurale du Québec. | | 27 novembre 2007 | (J. Proulx) Saint-Marc des Carrières. Assemblée générale annuelle du Syndicat de base de l'UPA La Chevrotière, Portneuf. | | 28 novembre 2007 | (J. Proulx) Montréal. Participation au Colloque interne sur la régionalisation de l'immigration organisé par le ministère de l'Immigration et des Communautés culturelles du Québec. | | 29 novembre 2007 | (J. Proulx) Sherbrooke. Conférence à la faculté de théologie et d'éthique. | | 29 novembre 2007 | (C. Ferdous) Trois-Rivières. Participation à une table ronde sur les régions. | | 30 novembre 2007 | (J. Proulx) Sherbrooke. Remise à M. Proulx du prix « Ambassadeur » de la faculté des sciences sociales de l'Université de Sherbrooke. |
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