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Quand Noël attire 12 000 personnes un 25 novembre à Cap-Santé Par Cynthia Rivard
Les badauds vont et viennent, se souhaitant le bonjour. Dans un coin, un couple savoure un verre de vin chaud, parfumé à l'écorce d'orange, en regardant circuler une calèche. Une artisane propose aux passants son pâté à la viande tandis qu'un autre vante les mérites de ses chandelles, enterrant le son de l'accordéon qui joue juste à côté. Puis, le silence se fait. Saint-Nicolas, entouré d'enfants portant des lanternes, arrive sur le Vieux Chemin. Après avoir livré un vibrant message d'amour et de fraternité, il touche de son bâton le grand sapin aux mille lumières et, magie. il s'illumine. Dans l'église, le samedi soir, une chorale chante Noël, le lendemain, on célèbrera la messe en latin, le tout au cour d'un village brillant de tous ses feux.
Une scène tirée du Québec de 1707 ? Plutôt de Cap-Santé, en. 2007. En effet, le magnifique village de Cap-Santé présente, depuis 2001 le Noël d'antan qui a toujours lieu à la dernière semaine de novembre. « Comme bien des idées, celle-là est née autour d'un feu de camp. Mon frère qui vit en Allemagne m'avait parlé des grands marchés de Noël d'Alsace. On s'est dit que ce serait intéressant de faire cela ici, de recréer nos traditions d'autrefois, à un moment où c'est plutôt triste. » explique madame Trépanier, coordonnatrice de l'événement.
D'abord modeste, le marché a pris de l'ampleur avec le temps. Si bien qu'aujourd'hui, on dispose des cabanes colorées et des stands intérieurs où 70 artisans se donnent rendez-vous chaque année pour satisfaire les quelque 12 000 visiteurs. Le petit village de 2 700 habitants quadruple donc durant l'événement !
Pour madame Trépanier, c'est la vie de village qui est la plus belle retombée de l'événement qui est organisé par un comité de bénévoles. « Les gens se rencontrent. Ils construisent quelque chose ensemble. Ils sont fiers de leur village. Le Noël d'antan l'a mis sur la map, comme disent les gens ici. » Cette année d'ailleurs, le comité a mis 130 femmes du village à contribution dont la plus âgée avait 102 ans, afin de réaliser un projet spectaculaire. Elles ont en effet tricoté un foulard de 600 pieds, qui a emmitouflé le clocher de l'église durant l'événement.
Mais bien évidemment, les retombées économiques sont extrêmement importantes pour les restaurateurs, les hôteliers, les aubergistes et les artisans. « Il y a même des gens, venus au Noël d'antan, qui se sont acheté un terrain et bâti une maison ! » rapporte madame Trépanier.
Pour en savoir plus, visitez le http://www.capsante.qc.ca/NoelAntan2007
Diversification économique, quand les chevreuils et les entreprises technologiques se côtoient Par Chakda Yorn
Pinawa, au Manitoba, est une petite communauté de 1450 personnes située à environ 1 h 30 au nord-est de Winnipeg, à la limite d'un parc provincial à la frontière de l'Ontario.
Cette communauté a eu deux morts annoncées. Pinawa a été établie au début du 20ième siècle pour exploiter une installation hydroélectrique qui fermait en 1951. En 1963, Énergie Atomique Canada Limitée (EACL) y a construit un centre de recherche nucléaire qui employait, dans les meilleures années, près de 1200 personnes. En 1994, EACL décidait de fermer une de ses deux installations canadiennes, Pinawa a écopé. Pour vingt ans encore, environ 200 employés s'occuperont du démantèlement des installations. Cette communauté est donc une « ville monoindustrielle planifiée » typique.
Habituellement, la crise survient avec une atmosphère de défaite, des larmes, des maisons dévalorisées et des déménagements. À Pinawa, la majorité des employés sont restés après l'annonce. Le fédéral a fait sa part en mettant sur pied un bureau de diversification économique qui a fermé, sans résultats, après quelques années. Les anglophones appellent cela le Ah Haa moment, c'est-à-dire une décristallisation collective qui fait comprendre à la communauté qu'elle doit faire elle-même son développement.
Les employés de EACL sont des ingénieurs, des physiciens avec maîtrise et doctorat. La stratégie de diversification économique adoptée repose alors sur les entreprises hi-tech qui s'auto-emploient et qui ont des familles. Cela passe par Internet haute vitesse, installé vers 2001. Un fonds de diversification aide les entrepreneurs qui ont des idées.
Aujourd'hui, à Pinawa, il y a 118 entreprises offrant en Amérique et ailleurs dans le monde des expertises de pointe. Ces entreprises n'ont pas pignon sur rue car ce sont des Self-Employed Familily Entrepreners, installées dans leur sous-sol et qui sont connectées grâce à Internet. Il y a aussi un incubateur industriel pour offrir des espaces de bureau. Il est actuellement impossible d'acheter une maison à Pinawa. De nouveaux lotissements sont aménagés car on veut doubler sa population dans les prochaines années. Le succès attire et Pinawa reçoit des gens de partout, du Canada et d'ailleurs.
Le succès repose sur une vision, une stratégie réaliste qui misent sur ce qu'une communauté a de plus précieux : son capital humain. On tape sur le même clou indépendamment de qui est élu à la mairie, la vision et la stratégie perdurent. À Pinawa, on ne voit pas les entrepreneurs, mais les chevreuils oui, ils s'y promènent librement en grand nombre dans le village. Conte de fées ? Il y a sans doute des apprentissages pertinents pour les communautés : milieu physique d'intérêt, haute vitesse, communauté accueillante, stratégie pour attirer les travailleurs autonomes et les jeunes partis étudier, fonds de développement. Le reste dépend des acteurs. Pour en savoir plus : www.pinawa.com
Conférence nationale Par Cynthia Rivard
La programmation de la prochaine Conférence nationale promet d'être inspirante, au moment où plusieurs de nos communautés sont frappées de plein fouet par la crise forestière. Face au chambardement global, quelles sont les répliques possibles du monde rural ? Voilà la grande question à laquelle SRQ souhaite apporter quelques éléments de réponse. De grandes conférences sur, entre autres, la mondialisation à double sens, par Suzan Berger (États-Unis) et l'économie des terroirs et la mondialisation, par Elizabeth Barham (États-Unis), lanceront l'événement. Une série d'ateliers sur l'innovation sociale et l'entrepreneurship, les impacts et les adaptations face aux changements climatiques, les nouvelles énergies comme levier du développement rural, la culture, facteur d'innovation et d'appartenance, l'innovation au village par la connectivité, les projets et la mobilisation sociale, combleront la journée du 28. Un débat sur le village face à la convergence des médias réunissant le directeur général de l'information à RDI et Radio-Canada, un journaliste de Carleton, l'actuelle présidente directrice générale de la Fédération des chambres de commerces et ancienne présidente du CRTC, en plus d'un autre sur la gouvernance, avec, entre autres, une présentation des gens du Nunavik sur le modèle développé là-bas clôtureront l'événement. Et nous ne vous avons pas encore parlé des gens de la MRC Nicolet-Yamaska, qui vous convient à découvrir la Tablée des oies ainsi que les particularités de leur territoire ! Vraiment, nous vous invitons vivement à mettre à votre agenda la Conférence nationale de Solidarité rurale qui aura lieu les 27, 28 et 29 février à Drummondville.
La mesure pour soutenir les produits de spécialités, un an après Par Sylvie Bellerose
La signature de la dernière politique de la ruralité a emmené de nouvelles mesures dont une visant à soutenir les produits de spécialité. La Direction du développement rural du MAMR nous informait récemment que près d'une centaine d'artisans et d'entrepreneurs ont sollicité une aide financière pour leur projet.
Rappelons que l'objectif visé par cette mesure est de soutenir le lancement d'un produit et non d'une entreprise. L'aide financière consiste en une subvention pouvant atteindre 25 000$. Les fonds peuvent servir à la mise au point, à la mise en production ou à la mise en marché d'un produit dans trois secteurs d'activité soit la culture, la foresterie et le bioalimentaire. Il est à noter qu'à ce jour, 90% des projets présentés proviennent du secteur bioalimentaire, alors qu'environ 10% proviennent des produits culturels ou forestiers. Cet écart s'explique du fait que les secteurs de la forêt et de la culture sont moins réseautés dans les milieux et que l'information n'a peut être pas circulée suffisamment. Toutefois, il est possible d'imaginer qu'à moyen terme, le nombre de projets pourrait augmenter substantiellement dans ces secteurs. Enfin, la mesure est gérée par les directions régionales du MAMR, la réception des projets se fait de façon continue et les CLD sont généralement impliqués pour le soutien aux entrepreneurs.
Données sur la diplomation des élèves du secondaire Par Lucie Veillette
Savez-vous qu'il est possible d'avoir accès, par municipalité, à des données sur la réussite et la persévérance scolaire ? Un site interactif présente les taux de diplomation de la cohorte d'élèves inscrits au secondaire durant la période 1992-1996, les taux de sortie sans diplôme durant la période 2001-2003 ainsi que les taux de réussite aux épreuves en langue d'enseignement au secondaire. Des cartes et tableaux avec des données différenciées par sexe sont disponibles à l'adresse suivante : http://cartodiplome.mels.gouv.qc.ca/. Ces résultats sont le fruit d'un partenariat entre le Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS), le Groupe d'Étude des Conditions de vie et des Besoins de la population (ÉCOBES), le MDEIE, le Secrétariat à l'action communautaire autonome, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport et l'UQAC.
Le Conseil régional de prévention de l'abandon scolaire (CRÉPAS) du Saguenay-Lac-St-Jean propose également une stratégie innovante qui fait ses preuves pour réduire l'abandon scolaire. Pour plus d'informations, consultez http://www.crepas.qc.ca.
Les laboratoires ruraux : un succès de foule Par Sylvie Bellerose
Lors du premier appel de projets pour les laboratoires ruraux, la Direction du développement rural du MAMR a reçu 182 lettres d'intention provenant de toutes les régions du Québec. A noter que seulement dix projets seront sélectionnés et que deux autres appels de projets auront lieu au cours de 2008 et 2009 pour la mise en chantier de 25 laboratoires.
Rappelons que l'objectif de la mesure vise à soutenir des expériences pilotes empruntant une direction innovante et démontrant la capacité à renouveler la ruralité. Comme le nom le dit, les laboratoires seront des lieux d'exploration pour le développement des communautés et d'observation permettant de transmettre les enseignements à d'autres collectivités. Les thématiques d'expérimentation proposées sont aussi variées que les besoins des milieux ruraux, ils touchent autant la santé et l'éducation que le développement des technologies. L'aide financière peut atteindre 100 000$ par année pour la durée de la Politique nationale de la ruralité.
Du côté de SRQ Par Cynthia Rivard
Nouveau membre La municipalité de Notre-Dame-de-Montauban, sise en la MRC de Mékinac, se joint aux rangs de Solidarité rurale du Québec. L'organisme Les Arts et la ville devient également membre. Soyez les bienvenus dans la grande famille de SRQ !
Départ à la retraite Madame Lorraine Côté, adjointe administrative à Solidarité rurale du Québec, quitte ses fonctions le 21 décembre pour une retraite bien méritée. Madame Côté, qui était l'assistante de M. Proulx et la responsable de la comptabilité, aura ainsi passé près de 10 ans au service de l'organisme. L'équipe de SRQ regrettera cette travailleuse de l'ombre qui aura toujours fait preuve d'un grand professionnalisme, d'une bonne humeur contagieuse et d'un dévouement sincère à la cause.
Arrivée Madame Josée Carignan entre dans l'équipe de SRQ en remplacement de madame Lorraine Côté. Après avoir passé 10 ans chez Cogeco à titre de secrétaire à la direction, elle a décidé de faire le saut pour SRQ, y reconnaissant une cause qui l'interpelle tout particulièrement. L'équipe de SRQ lui souhaite la bienvenue !
Joyeuses Fêtes ! L'équipe de SRQ se dispersera dans tous les coins du Québec du 21 décembre au 3 janvier afin de festoyer avec la parenté. Les bureaux seront donc fermés pour cette période des Fêtes. En attendant le retour, à tous et à toutes, nous souhaitons un Joyeux Noël et une Bonne année !
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