La carte démocratique
Par Claire Bolduc
Présidente de Solidarité rurale du Québec

« La démocratie devrait assurer au plus faible, les mêmes opportunités qu'au plus fort » Gandhi

Le premier mérite de l'actuel débat que suscite le découpage électoral est probablement celui de porter notre regard sur la réalité géographique de notre société. Il suffit de voir la carte du Québec avec ses villes et ses villages pour réaliser qu'il y a ici une histoire et un territoire plus vaste qu'ailleurs, que des communautés humaines ont occupé et continuent de développer au profit de toute la collectivité. C'est l'empreinte même de notre culture sur un espace façonné par notre histoire.

Notre système de représentation électoral trouve ses racines dans cet ancrage territorial. Rendu vétuste, il doit se moderniser sans qu'on jette le bébé avec l'eau du bain. Il est devenu archaïque parce qu'il produit des distorsions au point qu'un parti peut être porté au pouvoir même s'il recueille moins de votes qu'un autre. Il est dépassé aussi puisqu'il ne laisse pas de place pour des tiers partis en mesure d'enrichir le débat démocratique et ainsi mieux refléter la diversité des tendances politiques présentes dans notre société.

Mais le redécoupage proposé de la carte électorale ne réglera en rien ces distorsions. Au contraire, il s'appuie sur une logique qui conduit irrémédiablement à l'érosion de la représentation territoriale. Pourtant, la représentation de nos territoires est une richesse pour notre démocratie, parce qu'elle permet de tenir compte des réalités diverses, sur les plans de l'économie, de la culture et de l'environnement naturel. Le prétendu poids exagéré des régions est ici trop facilement évoqué. Faut-il rappeler que les élus issus de la métropole, de ses couronnes et de la Capitale représentent les deux tiers de la députation? Serait-il faux de dire que le Maire d'une grande ville peut avoir accès plus facilement au cabinet des ministres que celui d'un village ou d'une ville moyenne? Faut-il mesurer que la perte d'un comté sur les quatre existant en Gaspésie, est plus ressentie que l'ajout d'un comté aux 39 comtés de la couronne? Il suffit là aussi de porter le regard sur notre territoire pour réaliser que l'étendue du nouveau comté de Matane proposé par la Commission de la représentation électorale, équivaut à la distance entre le centre-ville de Montréal et Baie-Saint-Paul dans Charlevoix. Non, la démocratie ne peut pas se passer de l'ancrage territorial.

Parce que le Québec est un territoire vivant et habité par des communautés, il est pluriel et riche de ses appartenances et des identités qui s'y expriment. Ne pas tenir compte du territoire revient à nier ces réalités et à priver notre démocratie d'une richesse culturelle inscrite dans son espace. La Coalition que je préside ne veut pas d'un compromis sur le dos de la démocratie. Elle milite pour renouveler l'édifice démocratique dans son ensemble en s'appuyant sur deux piliers légitimes et tout aussi essentiel l'un que l'autre: la représentation territoriale et la représentation populaire.

À cet égard, le statu quo n'est pas une option puisqu'il consacre les distorsions et l'érosion de la représentation des régions. Il faudra introduire des éléments de proportionnalité non pas pour chambouler la représentation de fond en comble, mais bien pour compenser ces distorsions et ouvrir le jeu pour de tiers partis.

Renouveler cet édifice démocratique doit échapper au calcul partisan et à l'opportunisme électoraliste. On doit le renouveler dans la perspective de réconcilier le citoyen avec nos institutions et de susciter sa participation. C'est d'un nouvel élan de mobilisation dont nous avons collectivement besoin. Il nous faut stimuler la participation dans toutes nos communautés pour générer les idées et la créativité. La démocratie commence à la base dans les communautés et les territoires pour se prolonger dans les institutions nationales comme le parlement. Le citoyen est informé et rivé sur les enjeux de notre planète certes, mais il fait de plus en plus le lien entre le monde et le local.

Démocratiser la gouvernance locale, à commencer par l'élection des préfets des MRC au suffrage universel notamment, est fondamentale si on veut préparer les territoires à prendre en charge des leviers et des responsabilités. La décentralisation longtemps réclamée qui doit impérativement renforcer les capacités locales viendrait alors s'appuyer sur des institutions qui disposent d'une véritable légitimité aux yeux des citoyens.

Vaste projet de société dirons certains, vou pieu décréterons d'autres. Il n'en demeure pas moins qu'il faudra une réforme de nos institutions selon une direction, une vision d'ensemble sans laquelle un tel exercice restera abstrait et technocratique sans réelle portée pour les citoyens.

En le prenant de la lorgnette du poids politique des uns et des autres ce débat risque d'être sans issus et inutile pour les générations à venir. Il peut en revanche être une occasion pour revigorer notre démocratie, remobiliser nos concitoyens dans un élan de solidarité dans nos villes et nos villages pour faire face, à tous les échelons, aux défis de la planète et de la mondialisation.



 

 
 
Le pari de la variété
Par Cherkaoui Ferdous
cferdous@solidarite-rurale.qc.ca

Quatre ans après le rapport Coulombe, le Québec s'engage finalement dans la refonte du régime forestier. Pour notre Coalition, qui a martelé la nécessité de réformer le régime vétuste des CAAF, il y a là une avancée. Toutefois, les propositions mises de l'avant dans le Livre vert par le gouvernement, n'ont pas soulevé l'enthousiasme. Au contraire, il y a là des sources d'inquiétude pour les communautés.

Au premier chef, la régionalisation qui y est annoncée n'est que partielle car elle ne porte que sur le seul segment de l'aménagement forestier. Ce faisant, elle ne confère pas de pouvoir décisionnel sur l'allocation du bois. Un régime décentralisé aurait dicté le renforcement des capacités des communautés forestières en leur permettant d'utiliser la forêt comme un levier de développement pour attirer des projets et des entreprises et pour maximiser les retombées socioéconomiques sur leur territoire. Sans chercher cet ancrage territorial de la valeur ajoutée, le régime risque d'amplifier les disparités entre des régions vouées à la cueillette et d'autres, au manufacturier.

Deuxièmement, le Livre vert ne propose pas un régime diversifié, au contraire, il préconise de remplacer un modèle où prédominait de façon écrasante les CAAF, par un autre modèle régulé cette fois-ci par le marché aux modalités floues. À cet égard, la position de Solidarité rurale du Québec appelle à une véritable diversification des tenures forestières. Cette diversification ouvrirait la voie à une plus grande mise en valeur des forêts de proximité par les communautés. Elle permettrait, en plus de diversifier les modèles d'affaires, de gérer la forêt comme un tout et non simplement comme un gisement de bois.

Par ailleurs, les mécanismes de marché préconisés dans le Livre vert risquent de s'avérer pervers compte tenu de la position dominante des compagnies dans plusieurs régions. Cette concentration empêche une véritable concurrence et risque de consacrer la loi du plus fort sans jamais ouvrir des possibilités pour de nouveaux joueurs.

La crise actuelle n'est pas forcément comparable aux précédentes. Elle révèle une nouvelle configuration de la concurrence et des échanges. On assiste au premier segment d'une nouvelle trajectoire qui nous condamne à nous repositionner. Il faudra certainement créer plus de valeur, en forêt, mais aussi en usine. S'engager dans une foresterie qui mise sur son ancrage dans les territoires pour s'appuyer sur des communautés en santé, car la fragilisation de celles-ci hypothèque à long terme la relève et la culture forestière. Il nous faudra surtout apprivoiser la différence et la variété. Car, par la variété, on évitera d'enfermer la nouvelle foresterie dans un seul modèle qui sera tôt ou tard dépassé. La variété assure des ouvertures, une saine concurrence, une émulation qui tire l'ensemble des expériences vers le haut, une souplesse et une agilité pour suivre et anticiper les tendances.

Pour ce faire, il faudra se débarrasser d'une culture de développement qui uniformise, conçoit et applique du haut vers le bas au lieu d'accompagner la prise en charge à la base et susciter la créativité à tous les échelons, de la forêt jusqu'à l'usine. Ce meilleur modèle forestier ne naîtra pas des livres et viendra probablement plus de l'expérimentation, du choc des idées entre modèles différents et des innovations des acteurs et des communautés.



 

 
 
Quand des jeunes s'investissent au-delà de la cour d'école
Par Mélina Morin
mmorin@solidarite-rurale.qc.ca

C'est dans un cours de morale de deuxième secondaire que tout a commencé. La professeure Marjolaine Caron, de l'école du Carrefour de Latulippe en Abitibi-Témiscamingue, proposait à ses élèves de concevoir un projet pour améliorer leur milieu. Les étudiants ont décidé, non sans courage, de s'attaquer à la mauvaise réputation dont sont victimes leur école et le secteur Est de la MRC Témiscamingue, le territoire qu'ils habitent.

Ce secteur est étiqueté de pauvreté, d'isolement, de consommation de drogue et d'alcool. Afin de transformer les perceptions, les étudiants ont fait la promotion de leur école et de leur milieu avec des affiches et un vidéo qu'ils ont eux-mêmes réalisés. Inspirés, les jeunes ont ensuite écrit une lettre à la Commissaire Simone Laplante en dénonçant ces préjugés en plus de lui décrire leur projet. La commissaire a pris au sérieux cette lettre et l'a partagée aux intervenants locaux qui ont vu là une belle occasion de valoriser le milieu.

« On ne pensait jamais que ça prendrait une telle ampleur, on a tous été surpris! » raconte Guillaume Gaudreault, un des élèves impliqués dans le projet. De fait, leur initiative a provoqué la tenue d'un colloque « École, famille, communauté » qui visait à :

  • Sensibiliser la population du secteur Est à la nécessité de travailler conjointement à bâtir un avenir meilleur.
  • Partager les images et les représentations que les gens se font du secteur Est.
  • Trouver des pistes de solutions à certaines thématiques ayant été identifiées comme problématiques lors des entretiens de groupe.

Le colloque a eu lieu les 7 et 8 décembre dernier et a connu un franc succès. Pièce de théâtre, ateliers, discussions et conférences ont permis à 95 résidents du secteur Est, jeunes et moins jeunes, de se réunir et d'affronter de nombreux tabous. « Ce qu'on voulait, c'était que la fierté revienne, que les gens reconnaissent les richesses qu'on a dans le secteur Est pour que finalement, on voit ce qu'on peut faire ensemble, comment on peut faire les choses autrement » s'est rappelée Cindy Paquin, travailleuse de milieu.

Les actes du colloque et les bases d'un plan d'action, comprenant les propositions obtenues des participants lors de l'événement, ont été diffusées le 3 avril dernier. Les pistes de solutions suggèrent entre autres d'inclure un représentant jeunesse au conseil municipal, de créer un espace où pourront se côtoyer les jeunes et les personnes âgées et aussi, d'organiser un colloque « École, famille et communauté » tous les 5 ans! Comme quoi, comme Guillaume Gaudreault l'a si bien dit et appris : « S'il y a quelque chose que t'as envie de faire, rien peut t'en empêcher ».


 

 
 
Attraction des immigrants en milieu rural à Colchester en Nouvelle-Écosse
Par Chakda Yorn
cyorn@solidarite-rurale.qc.ca

Le comté rural de Colchester en Nouvelle-Écosse ne faisait pas exception à la règle. Situé à 95 km au nord de Halifax, sa population, drainée par la métropole, était en déclin. Mais voilà qu'après l'élaboration d'une stratégie pour attirer, intégrer et retenir les immigrants, la population a cru de près de 1,5% entre 2001 et 2006 passant de 49 307 à 50 023 personnes (+716). Parmi ces nouveaux arrivants, on peut compter 195 personnes d'origine immigrante provenant de plus de 15 nationalités.

Le comté s'est officiellement déclaré « communauté accueillante » et a mis sur pied en 2003, avec l'aide de l'organisme local de développement (CoRDA), le Comité de partenariat à l'immigration de Colchester. Ce comité se veut représentatif et est formé de citoyens de divers milieux dont ceux de l'éducation et des affaires. Avec le temps, le comité a développé des services et des activités structurantes qui ont fait une différence :
  • La mise sur pied d'un centre multi-ressources et la publication d'un guide destiné aux immigrants.
  • Un programme « Nouveaux amis » qui parraine des natifs avec de nouveaux arrivants. Les natifs servent ainsi de catalyseurs en facilitant l'accès aux réseaux sociaux de la collectivité d'accueil.
  • Un programme de conscientisation interculturelle dans les services publics et privés essentiels : hôpitaux, centres d'emploi, banques et bureaux municipaux.
  • Une série mensuelle d'activités de cuisines et de culture du monde au centre communautaire.
  • Des cours d'anglais langue seconde offerts grâce au partenariat entre le Centre de formation des adultes et le CoRDA.
Les prémisses de la population de Colchester sont simples. Elle reconnaît d'abord que le comté n'est pas parfait, mais que ceux qui s'y attachent y vivent heureux. Ensuite, pour elle, les contacts humains font foi de tout et sont leur meilleur outil pour attirer, accueillir et conserver les nouveaux arrivants à Colchester. Et enfin, leurs recherches ne visent pas à attirer le nec plus ultra des immigrants - éduqués, investisseurs avec des enfants - mais des gens qui seront à même d'apprécier leur petit coin de pays. Pourquoi chercher chez d'autres ce que l'on n'a même pas à offrir ?

Même s'il n'a rien d'acquis, leur succès place le CoRDA et son personnel sur la planète. Pour plus d'information, communiquez avec Mme Margot Bégin-Gillis de CoRDA.
www.corda.ca



 

 
 
Congrès de l'Acfas
Par Lucie Veillette
lveillette@solidarite-rurale.qc.ca

Le congrès annuel de l'Acfas, le plus important événement scientifique multidisciplinaire de la francophonie, regroupe des milliers de chercheurs de tous les continents. Depuis 1933, la communauté scientifique francophone profite de ce rendez-vous pour présenter ses plus récents travaux, connaître les derniers développements en recherche, débattre de questions d'actualité et échanger des idées avec des collègues, des associations et des groupes participants. Tous les grands champs de la recherche y sont abordés : sciences de la vie et de la santé, sciences physiques, mathématiques et génie, lettres, arts et sciences humaines, sciences sociales, éducation, etc. Cette année, le Congrès de l'Acfas en est à sa 76e édition et a pour thème « La rencontre du savoir avec 400 ans d'histoire ». L'événement se tiendra à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), dans la ville de Québec, du 5 au 9 mai 2008.

Parmi les nombreux ateliers, deux se pencheront davantage sur des questions touchant les milieux ruraux et les régions. L'atelier « Sortir de la pauvreté : une perspective socioterritoriale » se penchera sur des pratiques qui peuvent permettre aux collectivités fragiles de s'insérer dans la nouvelle économie, notamment la mobilisation des ressources locales, la mise en valeur de richesses inexploitées et les pratiques d'économie solidaire. La question de la revitalisation des milieux ruraux y sera abordée de façon plus spécifique. Un autre atelier « Intervention et développement des communautés : enjeux, défis et pratiques novatrices » examinera les nouvelles pratiques en développement des communautés. Des expériences et initiatives collectives, de même que des réflexions sur la contribution de divers acteurs au développement des communautés (agents de développement, municipalités, etc.) y seront examinées.
www.acfas.ca



L'agriculture doit changer
Par Lucie Veillette
lveillette@solidarite-rurale.qc.ca

Le 12 avril dernier, des délégations scientifiques et gouvernementales se sont rencontrées à Johannesburg pour discuter du rapport final d'évaluation agricole des Nations Unies. Ce rapport est issu du processus d'Évaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement (EISTAD). Ce processus d'évaluation, initié par la Banque mondiale et la FAO et engagé depuis 2004, a permis de réunir plus de 400 spécialistes des questions agricoles et une soixantaine de gouvernements qui ont fait valoir l'urgence de revoir le modèle d'agriculture industrielle.

Les divers intervenants ont souligné que l'emphase mise depuis la Seconde Guerre mondiale sur l'accroissement des rendements et de la productivité agricole a certes généré des bénéfices importants, mais très inégalement répartis, en plus d'avoir entraîné d'importants coûts environnementaux et sociaux. Il ressort aussi du rapport que l'ouverture des marchés agricoles à la compétition internationale, bien qu'elle puisse offrir des bénéfices économiques, cause cependant des effets négatifs à long terme, notamment en ce qui a trait à la pauvreté, à la sécurité alimentaire et à la soutenabilité environnementale.

Compte tenu de ces difficultés et du fait que l'agriculture devra répondre à plusieurs défis dans les prochaines années (hausse de la demande alimentaire due à la croissance démographique et à une nouvelle distribution des revenus, rareté des ressources agricoles et alimentaires exacerbée dans un contexte de développement des biocarburants, changements climatiques, rareté de l'eau, perte de biodiversité, hausse des niveaux de pollution, etc.), d'autres stratégies que celles misant uniquement sur l'accroissement des rendements et de la profitabilité doivent être mises de l'avant.

Parmi les stratégies alternatives proposées, on peut souligner la reconnaissance de la multifonctionnalité de l'agriculture, le renforcement de systèmes agricoles à petite échelle pour maximiser la production de valeur-ajoutée, la prise en compte des coûts environnementaux et la rétribution des services et biens publics rendus par l'agriculture, l'investissement public dans les infrastructures et milieux ruraux, la pratique de l'agroécologie, la mise en place de modes de gouvernance favorisant l'implication des populations locales, et le développement de savoirs agricoles diversifiés impliquant la reconnaissance des savoirs locaux et traditionnels pour pallier aux inégalités socio-économiques et résoudre les problèmes environnementaux, entre autres.

À la lecture de ce rapport, on voit se dessiner un consensus de la communauté internationale en faveur d'une révision profonde du modèle agricole industriel. Les recommandations de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois déposées en février dernier ressortent avec encore plus de justesse alors qu'elles rejoignent les stratégies suggérées par l'EISTAD, avec en plus, des propositions concrètes pour atteindre ces objectifs généraux.



« Le Territoire multifonctionnel et l'AGENT multidisciplinaire »
Par Sylvie Bellerose
sbellerose@solidarite-rurale.qc.ca

C'est du 12 au 16 mai que se tiendra la Formation nationale annuelle des agents de développement rural à l'Auberge de la Rive à Sorel-Tracy. Sous le thème « Le Territoire multifonctionnel et l'AGENT multidisciplinaire » plus de 160 intervenants de toutes les régions du Québec sont attendus pour l'événement.

Cette année, la programmation plus substantielle que jamais, a été concoctée avec l'étroite collaboration du comité national des agents. Une quinzaine d'activités, conférences, ateliers, visites terrain et formations sont offerts. Au menu, les enjeux de la démographie, la forêt de proximité, l'agriculture, le développement durable, la migration et le suivi de la Politique nationale de la ruralité. Ces sujets seront abordés par des experts issus de la pratique et de la recherche permettant ainsi aux agents de parfaire leur connaissance, de perfectionner leur approche sur le terrain, d'échanger avec des passionnés et de partager leur expertise avec leurs pairs.

En plus d'alimenter les professionnels du développement rural, cet événement d'envergure contribue également à renforcer le vaste réseau des agents ruraux du Québec.



Les Grands prix de la ruralité
Par Cynthia Rivard
crivard@solidarite-rurale.qc.ca

Nos milieux regorgent d'initiatives originales, de MRC qui savent mobiliser leurs citoyens, d'organismes qui s'illustrent dans leur contribution au développement durable, d'agents de développement particulièrement engagés. C'est pour souligner ce dynamisme bien présent dans le monde rural que la ministre des Affaires municipales et des Régions lançait, lors de la 15e Conférence nationale de Solidarité rurale, les Grands prix de la ruralité. Vous connaissez une organisation ou une personne qui mériterait d'être reconnue pour son apport exceptionnel à son milieu? Consultez le http://www.mamr.gouv.qc.ca/regions/regi_rura_prix.asp pour connaître les critères de sélection et obtenir le formulaire de mise en candidature. Faites vite, le dossier de candidature doit être déposé le 15 juin!


La deuxième vague d'appel d'offres sur les 2000 MW d'énergie éolienne
Par Chakda Yorn
cyorn@solidarite-rurale.qc.ca

Dans le cadre de son deuxième appel d'offres pour l'achat de 2 000 MW d'électricité, Hydro-Québec Distribution a reçu un total de 66 soumissions, provenant de plus de 25 promoteurs totalisant 7 724 MW. Le dévoilement des soumissionnaires retenus était prévu pour ce printemps 2008.

Une fois signés, les contrats devront être approuvés par la Régie de l'énergie. À partir de là, les promoteurs devront s'engager à franchir une série d'étapes déterminées par le ministères des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) avant l'implantation de leur parc éolien :
  1. Le promoteur doit respecter les exigences en obtenant les autorisations des municipalités et des MRC.
  2. Le promoteur d'un projet retenu par Hydro-Québec qui dépasse 10 MW devra produire une évaluation environnementale afin d'analyser les facteurs qui exercent une influence sur les écosystèmes et la qualité de vie des gens.
  3. La consultation publique du BAPE qui est la porte d'entrée des citoyens dans le processus d'autorisation des projets.
  4. L'obtention des autorisations du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
  5. La prévision du démantèlement : le promoteur doit fournir au MDDEP une preuve de financement adéquat, soit par un dépôt en fiducie ou en donnant des garanties fermes quant à l'obtention du montant requis pour payer la totalité des frais du démantèlement du parc éolien.
Pour tous les détails, on peut appeler au MRNF (Services aux citoyens et aux entreprises) au 1 866 248-6936, 1 866 CITOYEN) ou aller sur le site du ministère : http://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/eolien/index.jsp. Le ministère des Affaires municipales et des Régions offre aussi de l'information : http://www.mamr.gouv.qc.ca/amenagement/amen_amen_eoli.asp


 

 
 
2 avril 2008
(C. Ferdous)
Québec. Groupe de travail Complémentarité rurale urbaine (UMQ).


4 avril 2008
(S. Bellerose)
Verchères. Rencontre avec les agents de la Montérégie pour la préparation de la Formation nationale


8 avril 2008
(C. Bolduc, C. Ferdous et S. Bellerose)
Québec. Colloque international du CEFRIO


9 avril 2008
(C. Bolduc, C. Ferdous et S. Bellerose)
Québec. Colloque international du CEFRIO


9 avril 2008
(S. Bellerose)
Québec. Rencontre du comité de travail sur le portail avec les agents et le CEFRIO


9 avril 2008
(C. Yorn)
Nicolet. Conférence téléphonique avec la direction de recherche du Secrétariat rural du Canada et le Secrétariat rural du Québec sur le transfert de la Foire des villages


10 avril 2008
(C. Yorn)
Nicolet. Conférence téléphonique avec le Comité connaissance de l'Équipe rurale


10 avril 2008
(C. Yorn)
Montréal. Participation à la classe de maîtrise en géographie de l'UQAM sur le développement rural et régional dans une perspective internationale


10 avril 2008
(C. Ferdous et C. Bolduc)
Québec. Conférence de Cherkaoui dans le cadre du congrès Fédération québécoise des coopératives forestières


18 avril 2008
(J. Proulx)
Portneuf. Festival de films


22 avril 2008
(C. Ferdous)
Québec. Groupe de travail Complémentarité rurale urbaine (UMQ)


23 avril 2008
(C. Ferdous)
Montréal. Consultation de la Fédération des cégeps sur les besoins et attentes de la société québécoise à l'égard de l'enseignement collégial.


24 avril 2008
(C. Ferdous et C. Bolduc)
Québec. Conférence de Claire dans le cadre du congrès de l'UMQ.


25 avril 2008
(C. Ferdous et C. Bolduc)
Québec. Conférence de Claire dans le cadre du congrès de l'UMQ.


30 avril 2008
(C. Ferdous)
Québec. Groupe de travail Complémentarité rurale urbaine (UMQ).


30 avril 2008
(C. Yorn)
Montréal. Participation aux Échanges sur les indicateurs du développement durable du Gouvernement du Québec


12 mai 2008
(S. Bellerose)
Sorel. Formation nationale des agents de développement rural.


13 mai 2008
(S. Bellerose)
Sorel. Formation nationale des agents de développement rural.


14 mai 2008
(S. Bellerose)
Sorel. Formation nationale des agents de développement rural.


15 mai 2008
(S. Bellerose)
Sorel. Formation nationale des agents de développement rural.


16 mai 2008
(S. Bellerose)
Sorel. Formation nationale des agents de développement rural.