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Des roses, des épines et de l'ivraie Par Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec presidente@solidarite-rurale.qc.ca
Déjà les journées s'amincissent, la lumière jaunit et la rentrée nous fait de l'oeil. Les potagers colorés et les esprits reposés m'imposent de vous parler du jardin politique du monde rural en cette fin d'été 2008. La session parlementaire du printemps s'est close sur des dossiers chauds, voyons voir ce qu'il en a germé.
D'abord, commençons par apprécier le parfum des roses remplies d'optimisme. Il faut reconnaître les efforts sentis du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) pour donner suite aux recommandations du rapport Pronovost. Après avoir réajusté les règles de gouvernance de la Financière agricole selon les normes de toute société d'état, c'est cet automne que la réelle volonté de changement du ministère se fera sentir, notamment quant à la diversification, à l'aménagement et au développement des communautés et des territoires. De belles intentions ont été rendues publiques et on ne peut que s'en réjouir. Mais qu'en sera-t-il de ces jolis rosiers dans un an? Un bouquet de ronces, du bois de chauffage ou plutôt, nous l'espérons et nous y travaillons, une haie riche et fleurie, fertile et mobilisatrice?
À discuter de buisson, il me vient à l'esprit qu'un jardinier averti sait trop bien comment il est crucial de tailler ses arbustes afin de rétablir l'équilibre et améliorer la frondaison. Le dossier de la révision de la carte électorale est un de ces grands arbres qu'on aura trop longtemps abandonné à son sort. Rabougri, mal vieilli, son ombre froide menace tout le jardin démocratique de fatalisme. Espérons que l'automne sera propice pour rajeunir l'arbre, repenser la démarche stérile de révision et aller plutôt vers un système démocratique qui correspond mieux aux aspirations des québécois.
On ne peut non plus passer sous silence cet autre buisson épineux pour le monde rural qu'est la chétive réforme proposée par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune sur la gestion de la forêt publique et des modes de tenure. Le Document de travail sur l'occupation du territoire forestier québécois et la constitution des sociétés d'aménagement des forêts ne rompt d'aucune façon avec le paradigme d'exploitation grossière qui étouffe nos milieux. Les ruraux sont prêts à affronter le changement, les manches sont relevées et nous serons vigilants quant à la réforme imminente qui façonnera notre foresterie et les communautés qui en vivront pour les prochaines décennies.
Et que dire du champ de fardoches et d'aubépines qui barde la mise en place de Parcs éoliens. Dans un premier appel de projets de 2000 MW, la société d'état a soigneusement évité de faire confiance aux communautés et n'a ajouté, in extremis, que 500 MW à égrener entre celles-ci et les Cris. Encore là, le jardinier attentif sait bien que cette démarche timide rongée par la peur de faire différemment, camouffle un manque de vision globale de la filière énergétique et du rôle des communautés dans son déploiement. Face à la montée fulgurante des prix du pétrole, qu'en est-il de notre dépendance aux énergies fossiles? Quelle réponse solide et durable l'État prévoit-il y donner? Est-ce que la biomasse servira de ressource énergétique alternative? Comment sera-t-elle exploitée? Bref, il reste beaucoup de débroussaillage à faire, reste à savoir qui aura le courage de s'y attaquer.
Cet automne nous gardera aussi, je l'espère, de sous-estimer les défis de la régénérescence de nos communautés. Il nous faudra trouver rapidement des solutions viables aux demandes croissantes des aînés pour éviter à tout prix qu'ils délaissent les milieux ruraux, emportant avec eux leur riche expérience. Il faudra également travailler fort pour que l'immigration vienne enrichir nos territoires d'idées, de savoirs et de visions nouvelles. Les communautés devront pour cela être mieux outillées pour faciliter l'accueil et l'intégration des nouveaux arrivants et rendre fertile leur territoire aux initiatives individuelles et collectives.
Mais l'épine la plus sournoise du jardin demeure certainement l'indifférence. Les médias, les élus et les directions en place pourront bien continuer de nous réjouir ou de nous décevoir, n'en demeure pas moins que personne ne fera le développement à notre place. Sans prise en charge, sans appropriation du destin de sa communauté, jamais rien ne se passera comme on le souhaite. L'automne est à nos portes et j'espère que nous aurons tous le courage, la rigueur et la sagesse du fin jardinier pour bien soigner le terrain, prévoir les surprises que nous réserve ce temps changeant et préparer la terre pour le futur prospère de notre jardin.
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Disparités et convergences entres les territoires Par Cherkaoui Ferdous cferdous@solidarite-rurale.qc.ca
Les disparités socio-économiques entre les régions est un thème qui intéresse aussi bien le chercheur, l'élu, l'intervenant du développement économique que les chroniqueurs des pages économiques. Le creusement de ces disparités vient souvent alimenter le discours des tenants d'un Québec tiré par une seule locomotive sur laquelle il faudrait tout miser. Mais il nourrit aussi, il faut l'avouer, les revendications des « régions » qui voient dans ce fossé croissant, des arguments pour formuler leurs doléances.
S'il est évident que des disparités existent, il est en revanche moins sûr qu'elles soient en train de se creuser. À titre d'exemple, en s'intéressant à un indicateur comme l'emploi, on réalise selon les plus récentes données statistiques, que le monde rural participe plus que par le passé à la création d'emplois. En effet, au cours des deux dernières décennies, soit de 1986 à 2006, les milieux ruraux (selon la définition de la Politique nationale de la ruralité) ont généré plus de 160 500 nouveaux emplois. Cela correspond à une augmentation supérieure à la cadence observée en milieu urbain. Avec près du cinquième de la population totale, le milieu rural a ainsi créé plus du quart de ces emplois.
Dans le même sens, l'écart entre le milieu rural et le milieu urbain en ce qui a trait au taux de chômage, a fondu de moitié en une décennie (2,65 points d'écart en 1996 contre 1,21 point en 2006). Globalement, le taux de chômage a diminué au Québec pendant cette période, mais le rattrapage a été nettement plus important en milieu rural. Si ces données sur l'évolution de l'emploi suggèrent une certaine convergence entre les milieux ruraux et urbains, et que des indices contredisent les perceptions tenaces sur le rural, il ne faut toutefois pas se réjouir hâtivement de la fin des disparités. Au contraire, il est même probable que si elles tendent à se combler à une certaine échelle (rural-urbain et entre régions), elles se creusent à une échelle plus petite à l'intérieur même d'un territoire, par exemple entre les secteurs d'activités ou à l'intérieur d'une même ville.
Quoiqu'il en soit, l'état de santé d'un territoire ne peut plus se mesurer par ces seuls indicateurs que sont le PIB ou l'emploi. Ces statistiques ne révèlent qu'une partie de la réalité, soit celle de la nature « productive » des territoires. Or, à une époque où la mobilité de la main-d'ouvre s'accélère, où le vieillissement de la population gagne du terrain et que les effets distributeurs du tourisme et de la villégiature sont sans précédent, il est clair que l'économie des territoires ne dépend plus exclusivement de son tissu d'entreprises ou d'institutions. Combien de territoires connaissent un revenu moyen par ménage élevé sans même disposer d'entreprises, alors qu'ailleurs où le bassin d'emplois est plus important, le revenu des ménages est plus bas. Il y a là un exemple qui démontre les limites de recourir à ces seuls indicateurs à une époque où la mobilité et les facilités de communications ne sont fondamentalement plus les mêmes qu'avant. On voit aussi des villes et des territoires productifs (créateurs d'emplois), mais qui ont une faible capacité à retenir ou à attirer des résidents alors qu'ailleurs, des territoires accueillants de populations (retraitées, migrants actifs, touristes) détentrices de revenus ne dépendant pas de l'activité locale. Ce phénomène, combiné aux différents transferts gouvernementaux, serait d'une telle ampleur selon le chercheur L. Davezies qu'il serait à l'origine d'une « circulation invisible des richesses » qui remodèle plus profondément le développement local.
Les territoires rivalisent non seulement pour produire, mais aussi pour capter des richesses produites ailleurs. Cette compétition s'opère maintenant non seulement à l'échelle d'un pays, mais bien de façon globale comme le révèle l'arrivée de villégiateurs étrangers ici. Il existe même un palmarès annuel des destinations pour retraités, établi par un magazine américain. Ce nouveau contexte est source d'opportunités, mais n'est pas exempt d'écueils. La tentation de succomber à la manne de l'économie résidentielle peut rendre à terme le territoire plus vulnérable et dépendant. Il peut aussi creuser des disparités et réduire une mixité fertile entre toutes les couches sociales. Les bouleversements démographiques comme la mobilité n'ont cessé de façonner de nouveaux équilibres. Loin des modes passagères et des débats théoriques entre économistes, plusieurs milieux ruraux ont compris qu'il faudra investir pour créer des emplois, mais aussi et surtout, pour améliorer leur attractivité, la qualité de vie de leur milieu et pour miser sur la différence. Néanmoins, l'attractivité des territoires requière plus que de la détermination et des initiatives en matière de cultures, de loisirs et de politiques familiales déjà engagées par les communautés rurales. Elle exige de repenser globalement le panier des services de proximité, les infrastructures et le transport qui rendent les territoires plus dynamiques, visibles, moins enclavés et plus connectés sur les défis changeants de notre temps.
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Reconversion d'un territoire par les TIC Par Chakda Yorn cyorn@solidarite-rurale.qc.ca
Le développement territorial interpelle l'intelligence collective et surtout, la tolérance là où les débats d'idées sur des enjeux communs, remplacent les oppositions. La démarche implique quelques processus : réflexion (formulation de stratégie de développement, forum), animation (feuille de choux, bulletin local, agents de développement), organisation (gestion et gestion de projets), politique (gouvernance efficace, leadership) et capacitation (éducation et formation).
En mots et en concepts, c'est simple. Mais agir concrètement sur le développement, c'est une autre paire de manches. Le développement, c'est autre chose que « casser du sucre sur le dos des maires » et proposer des formules qui ont déjà mené au cul-de-sac. Le développement se passe autant dans le cour que dans la tête. En ce sens, refléter une image positive, consensuelle et communicatrice est une stratégie gagnante pour créer un esprit propice à la collaboration et au développement.
La MRC des Sources roule sur cette voie en recourant aux technologies de l'information et de la communication (TIC). Cette petite MRC de l'Estrie a vécu de durs moments dans les secteurs minier et métallurgique. Elle est en difficile processus de reconversion territoriale et surtout, de changement des mentalités. Tirant avantage des compétences locales de haut niveau et cela souvent bénévolement, elle a développé un portail Internet traitant de sujets et d'enjeux locaux à l'aide de reportages multimédia, de photos, de communiqués enjoués et d'une veille sérieuse dans les domaines qui l'intéressent, ici et ailleurs dans le monde. Les enfants et la famille sont au cour de son message et de l'imagerie du portail. Ce choix facilite le consensus.
Les ambitions de l'équipe du portail sont plus grandes encore, mais quel magnifique départ! En utilisant la puissance des TIC pour communiquer un esprit positif dans la collectivité, on favorise l'éducation citoyenne. C'est une excellente illustration du recours concret aux TIC pour influencer le développement. En effet, la haute vitesse n'est pas encore omniprésente sur le territoire, mais on y travaille. On reconnaît son importance tout en admettant que la tuyauterie (fibre optique et Internet haute vitesse) bien que nécessaire, ne fait pas le développement. En sus de leur disponibilité, il faut qu'un axe stratégique de développement se déploie autour des TIC : accessibilité, formation à l'utilisation, télétravail, téléformation, réseautage d'écoles, attraction d'entreprises et de personnes, stimulation de l'entrepreneuriat endogène et éducation à la citoyenneté. Le portail Mes Sources possède un germe intéressant pour initier les changements. Avec peu de ressources, le site fait quelques miracles de qualité remarquable. Son adresse : www.messources.org
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Résultats de recherche Néoruralité et transformation des collectivités rurales 1/2 Par Lucie Veillette
Au cours de la dernière année, Solidarité rurale du Québec a réalisé trois études de cas sur les transformations des collectivités rurales survenant après l'arrivée de néoruraux. Les résultats obtenus démontrent que les nouveaux arrivants sont à l'origine de transformations parfois positives, parfois plus déstructurantes, et que le profil des néoruraux influence considérablement le type de transformations induites. Ce premier article d'une série de deux présente les contributions positives des néoruraux au développement des territoires.
La contribution positive des néoruraux au développement des territoires se manifeste entre autres à travers l'économie et l'emploi, la vie socioculturelle et la gouvernance locale. D'abord, on compte parmi les néoruraux des entrepreneurs qui ont choisi le milieu rural pour se lancer en affaires. Les possibilités d'allier cadre naturel, qualité de vie familiale et travail à domicile sont des atouts maintes fois soulignés. Les secteurs de l'immobilier, de la construction, de l'agroalimentaire, du tourisme, de la culture et de l'environnement sont ceux qui bénéficient le plus de la présence des néoruraux.
Ces derniers jouent aussi un rôle important dans la diversification et l'élargissement de l'offre culturelle, que ce soit en occupant de nouveaux créneaux (p. ex., la production agricole biologique, la viticulture et les produits artisanaux transformés), en fondant des entreprises qui mettent en valeur le patrimoine naturel et historique local (p. ex., des cafés, des magasins généraux, des restaurants, des gîtes et de la construction artisanale), ou en proposant des activités artistiques ou des lieux de diffusion de la culture (p. ex., des galeries d'art, des boutiques d'artisanat, des journaux locaux, des salons et des circuits destinés à faire connaître des artistes et des artisans).
L'implication des néoruraux dans la vie associative et la gouvernance locale est forte. Les natifs comme les néoruraux déjà établis soulignent l'importance de cette contribution au dynamisme de la collectivité, au renouveau des idées et à l'innovation sociale. Cette innovation est remarquable, notamment dans la mise en valeur des actifs du territoire dont les natifs n'avaient pas perçu le potentiel, ou qu'ils n'avaient pas su ou pu exploiter. Leur intervention contribue à ce que les natifs, tout autant que les néoruraux, éprouvent un fort sentiment d'appartenance et de fierté. L'innovation sociale se remarque également dans le grand nombre d'associations mises sur pied et l'appréciable participation bénévole des nouveaux arrivants dans certains milieux.
On remarque que les néoruraux s'investissent beaucoup dans les conseils municipaux, les comités de développement, les comités d'urbanisme et les associations diverses, participant ainsi à un certain renouvellement de la force bénévole, de l'esprit d'initiative et de la gouvernance au niveau local. Leur participation à la diffusion de nouvelles valeurs, en combinaison avec de nouvelles demandes sociales de leur part, influencent dans une certaine mesure l'orientation du développement des collectivités en fonction de nouvelles priorités. On note chez eux un désir de réflexion collective sur les enjeux du développement et sur des mécanismes permettant d'élaborer une vision commune du développement, signe d'une volonté de démocratisation de la gouvernance locale. La vision du développement s'enrichit au contact des migrants et par l'adoption de nouveaux critères d'acceptabilité sociale et environnementale (p. ex., le partage équitable des richesses, les retombées locales à moyen et à long termes, la place accordée aux jeunes, ainsi que la qualité des relations, des produits et de l'environnement). Cette vision se transforme aussi par le fait que plusieurs néoruraux prônent un développement à caractère humain et intégrateur de tous les segments de la population qui tienne compte de la pérennité de la collectivité et qui ne donne pas uniquement priorité à la dimension économique.
Pour en savoir plus, consultez Études de cas sur la néoruralité et les transformations des collectivités rurales sur notre site www.solidarite-rurale.qc.ca.
Paysage médiatique changeant Par Mélina Morin mmorin@solidarite-rurale.qc.ca
Le 26 juin dernier s'est jouée une page importante du futur de la réglementation médiatique canadienne et il ne faudrait surtout pas l'oublier trop vite. Ses impacts et ses implications pour le monde rural pourraient être très importants. En acceptant la vente de TQS à Remstar, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) prenait une décision inédite. En faux avec ses propre normes, il autorisait le plan des frères Rémillard consistant à réduire de sa programmation les contenus en nouvelles et en information locales et à les traiter selon un nouveau concept - inconnu jusqu'à ce jour. Au total, seulement deux heures trente minutes de nouvelles locales seront diffusées par semaine aux stations de Montréal et de Québec et une heure trente à Trois-Rivières, Sherbrooke et Saguenay. Pour le CRTC, cette décision en est une d'exception qui vise à permettre au télédiffuseur d'améliorer sa situation financière. L'organisme demande à la nouvelle direction de TQS d'augmenter son volume de nouvelles et d'informations locales d'ici trois ans.
Ce verdict soulève inquiétudes et questionnements. Certains analystes estiment que cette décision annonce le début de grandes transformations dans le monde des médias. La concurrence féroce, la diversité des sources d'information, l'instantanéité des nouvelles sur le web et sur les chaînes d'information continue fragmentent l'auditoire et les revenus. Cette tension des marchés couplée à la décision du CRTC ouvrent ainsi la porte à une déréglementation des conditions d'exigences de licence, comme on l'a vu se faire aux États-Unis. Dans le cas de TQS, les responsabilités et les obligations de la chaîne d'offrir un nombre suffisant de nouvelles locales dues à son statut de télévision traditionnelle, ont clairement été reconnues par Remstar comme encombrantes et mêmes responsables de la déconfiture financière de la chaîne. Pour Michel Morin, membre du CRTC s'étant opposé à la transaction, ce verdict est un « mauvais exemple pour le système de radiodiffusion canadien ».
Parce que si cette tendance de réduire l'information et le contenu local s'impose, les ruraux seront les grands perdants de cette « modernisation » médiatique. Les communautés rurales sont déjà submergées par une vision montréaliste des enjeux nationaux qui étouffe les débats propres aux territoires, elles sont déjà folklorisées et réduites au rôle de figurants dans bien des dossiers et sont déjà soumises à une information et à une culture standardisées. Que pourra donc espérer le milieu rural de cette perte de représentativité et d'espace pour se reconnaître et se faire entendre sur les chaînes généralistes?
Certes, la nouvelle réalité médiatique implique l'émergence de nouvelles façons d'appréhender la communication d'informations locales. Certaines communautés, certains entrepreneurs, journalistes et citoyens, ont d'ailleurs déjà investit ce créneau et développé, souvent de manière ingénieuse, des modes de communication inédits. Les nouvelles technologies y sont pour beaucoup, démocratisant l'accès à la diffusion de contenus et permettant l'ébullition de nouveaux espaces, comme dans l'exemple du portail Mes Sources dans l'article Reconversion d'un territoire par les TIC. Cela dit, ces nouveaux joueurs n'entravent en rien la nécessité pour les médias nationaux de prendre leurs responsabilités éducatives et culturelles envers leurs téléspectateurs.
Agriculture : les suites du rapport Pronovost Par Lucie Veillette
Pour faire suite aux recommandations de la Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois, l'Assemblée nationale a adopté le 11 juin dernier, une loi portant sur la modernisation de la gouvernance de la Financière agricole du Québec. Concrètement, cette loi amène de nouvelles règles visant la composition du conseil d'administration (C.A.) de la Financière agricole. Jusqu'à tout récemment, le C.A. se composait de 11 membres, dont cinq étaient choisis par l'Union des Producteurs agricoles (UPA). Désormais, le C.A. sera composé de 15 membres, dont huit devront se qualifier comme administrateur indépendant et cinq seront désignés par l'UPA. De plus, la loi contient des dispositions afin d'assujettir la Financière agricole à la Loi sur la gouvernance des sociétés d'État, et elle oblige la création d'un comité de gouvernance, d'éthique et de ressources humaines et d'un comité de vérification.
Un autre dossier à suivre, l'annonce par le ministre Lessard d'investissements de 19 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le développement d'une agriculture diversifiée. De ce montant, 14 millions sont destinés à diversifier l'agriculture et à développer des circuits courts de commercialisation et 5 millions sont alloués au développement du secteur biologique.
La ruralité est fêtée Par Mélina Morin mmorin@solidarite-rurale.qc.ca
Ce sera la grande fête de la ruralité le 11 septembre prochain dans les hauteurs de l'Estrie. Des acteurs de la ruralité québécoise se rassembleront à Asbestos pour faire le bilan de la première Politique nationale de la ruralité et discuter de l'application de la seconde Politique. Cette journée de réflexion sera suivie par la remise des Grands prix de la ruralité dans le village de Saint-Camille. Quatre prix seront alors remis par les Partenaires de la ruralité. Solidarité rurale du Québec reconnaîtra l'impact déterminant d'un organisme pour sa communauté, la FQM saluera la mobilisation extraordinaire d'un milieu, l'ACLDQ soulignera le travail exceptionnel d'un agent de développement rural et finalement, l'UMQ mettra en lumière le caractère novateur d'une initiative locale. Un cinquième prix sera remis par la ministre des Affaires municipales et des Régions, Nathalie Normandeau, afin d'honorer une personnalité ayant marqué la ruralité et contribué à son essor.
Du côté de SRQ
SRQ salue le travail du stagiaire Boubacar Bougoudogo, étudiant d'origine malienne et poursuivant ses études en Égypte, qui est demeuré au sein de l'équipe SRQ aux mois de juin et de juillet dernier. Il aura travaillé sur une étude portant sur le transport collectif au Québec.
Un nouveau rapport de recherche a été publié, celui de Lucie Veillette, agente de recherche chez SRQ et étudiante à la maîtrise en géographie à l'UQAM : Études de cas sur la néoruralité et les transformations des collectivités rurales.
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18 août 2008
(S. Bellerose)
Tournée des Villages relais de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Outaouais
19 août 2008
(S. Bellerose)
Tournée des Villages relais de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Outaouais
20 août 2008
(S. Bellerose)
Tournée des Villages relais de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Outaouais
21 août 2008
(S. Bellerose)
Tournée des Villages relais de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Outaouais
21 août 2008
(C. Bolduc)
Shawinigan. Soirée hommage à Laurent Pellerin
22 août 2008
(S. Bellerose)
Tournée des Villages relais de l'Abitibi-Témiscamingue et de l'Outaouais
25 août 2008
(C. Yorn)
Rimouski. Communication sur la néoruralité et les transformations de la ruralité lors du colloque de l'ASRDLF
26 août 2008
(C. Yorn)
Rimouski. Communication sur la néoruralité et les transformations de la ruralité lors du colloque de l'ASRDLF
26 août 2008
(C. Bolduc)
Québec. Communication lors du congrès annuel de l'IAPC
27 août 2008
(C. Yorn)
Rimouski. Communication sur la néoruralité et les transformations de la ruralité lors du colloque de l'ASRDLF
28 août 2008
(Toute l'équipe de SRQ)
Bécancour. Lac-à-l'Épaule
3 septembre 2008
(C. Ferdous)
Québec. Comité technique des partenaires
3 septembre 2008
(C. Bolduc)
Montréal. Groupe de travail Collectivités rurales branchées
10 septembre 2008
(C. Bolduc)
Québec. 15e anniversaire UPA Développement international
11 septembre 2008
(Toute l'équipe de SRQ)
Saint-Camille. Journée de la Ruralité et Grands prix de la ruralité
13 septembre 2008
(C. Bolduc)
Rimouski. Rencontre avec Urgence rurale Bas-St-Laurent
16 septembre 2008
(C. Bolduc, S. Bellerose)
Québec. Rencontre du groupe aviseur Diversification et circuits courts
17 septembre 2008
(C. Yorn, M. Morin )
Montréal. Échanges sur le développement rural avec le Dr Julio Berdegué, directeur du Rimisp - Centro Latinoamericano para el Desarrollo Rural du Chili.
18 septembre 2008
(C. Bolduc, C. Ferdous, J.-P. Fournier)
Conseil d'administration et comité exécutif de SRQ
19 septembre 2008
(C. Bolduc)
St-Georges. Communication au congrès de l'ACRA
20 septembre 2008
(C. Bolduc)
St-Georges. Communication au congrès de l'ACRA
25 septembre 2008
(C. Bolduc, C. Ferdous)
Québec. Participation et communication au congrès de la FQM
26 septembre 2008
(C. Bolduc, C. Ferdous)
Québec. Participation et communication au congrès de la FQM
26 septembre 2008
(C. Bolduc)
Québec. Groupe travail Collectivités rurales branchées
27 septembre 2008
(C. Bolduc, C. Ferdous)
Québec. Participation et communication au congrès de la FQM
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