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Vigilance, vigilance ! Par Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec presidente@solidarite-rurale.qc.ca
St-Joachim-de-Shefford. Un village en déclin jusqu'à tout récemment. On y a bâti 20 maisons cette année. L'école accueillait 35 enfants de plus l'an dernier. Pourquoi ? La communauté a décidé d'y développer un programme international. Le village compte bien devenir le pays de la poire. Leur projet novateur risque de créer toute une activité économique bénéfique pour la collectivité.
Larouche au Lac-St-Jean. Depuis toujours, les citoyens se considéraient désavantagés par la présence d'un oléoduc et d'un chemin de fer séparant le village en quatre. Ils ont décidé de changer leur faiblesse en force. Le maire a convaincu les gestionnaires des infrastructures de desservir un parc industriel. Ce sont 300 personnes qui y travaillent aujourd'hui. La population y a cru de 21% entre 1991 et 2007.
Les Hautes-Laurentides. La crise forestière fait mal. On se prend en main. On analyse nos forces et quatre petits villages décident de devenir Village d'accueil. L'an dernier, 383 touristes Français sont allés vivre « chez l'habitant » le temps des vacances amenant avec eux de précieuses retombées économiques.
Qu'ont-ils en commun, ces villages qui défient les tendances ? Ils ont une vision commune de leur développement à long terme qui met à profit l'imagination et le talent des citoyens, ils ont des leaders oeuvrant dans différents domaines qui savent inspirer, informer, écouter et mobiliser leurs communautés, ils ont une connaissance pointue de leurs forces comme de leurs faiblesses et enfin, ils ont le pacte rural et un agent de développement qui les accompagne en se plaçant au service de la vision énoncée par la communauté.
La Politique nationale de la ruralité couronne tout cela. Cette politique en est une de grandeur. Elle laisse en effet énormément de liberté aux communautés et dans l'utilisation des sommes associées aux pactes ruraux et dans l'animation des milieux par les agents. Mais comme toute grande chose, la Politique n'est pas à l'abri des écueils.
Nous recevons, à Solidarité rurale, des signaux inquiétants de parts et d'autres du Québec. Dans certaines MRC, les citoyens ont été carrément mis à l'écart des appels de projets des pactes ruraux. Ailleurs, on utilise les sommes à des projets qui ont plus à voir avec des opérations courantes qu'avec une vision concertée du développement. Dans d'autres MRC, les comités de citoyens sont inexistants. Sans doute isolés, ces gestes ne manquent pas de nous inquiéter. D'abord parce que ce genre d'action prive ces communautés de réussites à la St-Joachim-de-Shefford, à la Larouche et aux Hautes-Laurentides. Mais aussi parce que nous sommes tous liés les uns aux autres. Les succès comme les échecs des uns et des autres rejaillissent sur l'ensemble du monde rural.
On ne le dira jamais assez, le monde rural de demain sera le fruit des actions posées aujourd'hui. J'en appelle à votre vigilance pour arracher les mauvaises herbes qui pourraient pousser ça et là. La récolte de 2014 est encore loin. Il est toujours temps d'agir et de corriger le tir.
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Effervescence énergétique Par Cherkaoui Ferdous cferdous@solidarite-rurale.qc.ca
Face à une récession profonde, le secteur des énergies pourrait bien se révéler une des pièces maîtresses pour l'avenir du Québec. Il suffit de prêter attention au contexte pour réaliser à quel point un nouvel agenda énergétique est en train d'émerger. Cet agenda s'imposera plus rapidement qu'on ne pourrait le penser pour un ensemble de raisons.
D'abord, l'évidence d'un réchauffement climatique accéléré et ses répercussions aléatoires mais lourdement coûteuses arrivera à mettre un terme aux tergiversations sur la lutte aux gaz à effet de serre. Or, les énergies sont au cour même de cette lutte, l'ère d'une économie basée sur une consommation gloutonne des énergies fossiles abordables tire à sa fin. En outre, la flambée exceptionnelle des prix des carburants en 2008 rappelle avec force qu'on est entré dans une transition énergétique où ce qu'on entend par pic pétrolier serait franchi, et avec lui la limite de répondre à une demande toujours croissante.
Quoi qu'il en soit, il est fort possible que la reprise économique tant espérée provoque des hausses d'une ampleur imprévisible des cours, une instabilité propre aux périodes de transition. Enfin, n'oublions pas que l'arrivée de l'administration Obama avec un plan résolument tourné vers les énergies propres aura une influence déterminante au moins à l'échelle de l'Amérique du Nord. Avec son statut de plus grand consommateur mondial d'énergie et leur pouvoir d'achat, les États-Unis ont la capacité de faire pencher la balance à cet égard.
En somme, que signifient tous ces jeux géostratégiques pour le monde rural en particulier ? Sûrement l'importance de se projeter dans un environnement à moyen terme qui risque d'être fondamentalement différent de ce qu'on connaît de nos jours. C'est là une responsabilité puisqu'il faudra repenser des circuits de distribution, la mobilité, les transports, sans quoi la vulnérabilité des milieux ira en grandissant vue l'ampleur des changements à venir. Mais il faudra prendre conscience de la position privilégiée actuelle du Québec en matière d'énergie. D'abord, un bilan qui montre que notre dépendance par rapport aux énergies fossiles est la plus faible en Occident, meilleur que la Suède ou l'Allemagne comme le souligne le professeur Normand Mousseau(1).
À ce bilan s'ajoute des potentiels formidables en hydraulique bien sûr, mais aussi et surtout de nouvelles sources qui pourraient diversifier le portefeuille énergétique, mais surtout mettre à contribution les territoires dans leur développement, et ce, qu'il s'agisse d'éolien, de géothermie, ou de biomasse. Il ne s'agit pas là de potentiels à l'étape de la recherche fondamentale, mais bien de technologies éprouvées disponibles qui ont fait leurs preuves ailleurs. À cet égard, le virage vers des sources d'énergies à la fois propres et diversifiées pourrait ouvrir un champ pour des emplois, des métiers, des expertises et des recherches qui feront les économies du XXI siècle. Une telle diversification pourrait aussi s'appuyer sur le gisement le plus payant de tous : l'économie d'énergie. Moins de kWh gaspillés signifie moins de dépenses et plus de revenus doublement profitables pour toute la collectivité. Pour ce faire, il faudra penser sans doute à la rénovation domiciliaire. On réalisera alors que le parc immobilier dans le monde rural est dans un état plus dégradé que dans nos villes. Tôt ou tard, il faudra s'y attaquer et saisir l'occasion pour prendre un virage vert et porteur économiquement.
Les périodes de crise peuvent être ternes et moroses, mais elles peuvent se révéler salutaires et inspirantes pour faire un saut décisif vers l'avenir. L'effervescence que connaît la question énergétique pourrait bien faire ressortir des pistes porteuses d'espoir et d'une nouvelle prospérité qui implique et mobilise les citoyens. En somme, la question est moins de savoir quelle place occupera l'énergie dans notre développement, mais bien quel choix de développement en cette matière stratégique servirait le mieux les territoires et les communautés.
1 L'avenir du Québec passe par l'indépendance énergétique, Normand Mousseau, Éditions MultiMondes, 2009
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TransportAction Pontiac Par Cynthia Rivard crivard@solidarite-rurale.qc.ca
Un territoire qui pourrait contenir 27 fois celui de l'Île de Montréal mais qui n'est habité que par 13 000 personnes réparties en 18 municipalités. Voilà la MRC de Pontiac. Une MRC comme on en trouve d'autres au Québec. Desservir les citoyens en matière de transport collectif et adapté y relève du défi titanesque.
Ce défi, Robert Dupuis et toute l'équipe ayant gravité autour du projet TransportAction Pontiac l'ont relevé avec brio, tel qu'en fait foi le Grand prix de la ruralité qu'ils ont remporté, l'automne dernier. Comptant sur une équipe de 42 accompagnateurs-bénévoles, TransportAction Pontiac sert 1200 personnes inscrites qui effectuent 9000 déplacements par an. Le tout est supervisé par la MRC, qui a pris la responsabilité de tout le transport adapté, sans en avoir l'obligation, en plus du transport collectif.
Transport adapté Dès le départ, la nécessité de créer deux entités distinctes s'impose. « En transport collectif, on n'a pas le droit de posséder des véhicules. Mais il n'existait qu'un seul véhicule adapté pour les personnes handicapées dans toute la MRC, et cela était insuffisant. Nous avons donc créé Transport communautaire Pontiac, spécialement pour le volet transport adapté, qui a pu faire l'acquisition d'un mini-van qui a été modifié grâce à une aide gouvernementale, en plus de signer une entente avec le CSSS pour l'utilisation de leur véhicule. » Ils demandent également à la Commission du transport du Québec des permis de taxi spécialisé qu'ils obtiennent pour ces deux véhicules.
Prévoir à long terme Soucieux de prévoir le renouvellement des équipements, la présidente de l'organisme, Nicole Boucher-Larivière, et le coordonnateur s'entendent avec le CSSS pour qu'un montant soit versé à la Fondation du CSSS chaque fois que TransporAction utilise leur véhicule. La même entente prévaut également entre TransporAction et Transport communautaire, les deux organisations sours. La raison ? L'avenir. « De cette façon, nous constituons des fonds de réserve. Lorsque les véhicules seront trop usés pour continuer, nous n'aurons qu'à utiliser ces fonds cumulés sur plusieurs années afin d'en racheter de nouveaux, sans solliciter qui que ce soit. »
Transport collectif Le succès du transport collectif repose quant à lui sur les 42 accompagnateurs bénévoles de TransporAction. Ces transporteurs sillonnent la MRC (et la région à l'occasion) sans recevoir de rémunération. Ils reçoivent cependant une compensation pour l'utilisation de leurs véhicules. Cette compensation a un prix plancher, mais fluctue hebdomadairement en fonction du coût de l'essence.
En osant repenser les façons de faire traditionnelles, en gardant toujours l'oil fixé sur le long terme, en travaillant dans le respect, Robert Dupuis et l'équipe ont mis en place un service dynamique, malgré les multiples difficultés. « Des murs, il va toujours y en avoir. Mais lorsqu'on est convaincu qu'on a raison, il ne faut jamais reculer. » conclut monsieur Dupuis.
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Jühnde : une communauté allemande autonome en énergie Par Caroline Jacob cjacob@solidarite-rurale.qc.ca
Pour qu'une communauté arrive à une réelle prise en charge de son approvisionnement énergétique, une condition prime sur toutes les autres : l'adhésion de la population et de leurs élus au projet. Le village de Jühnde en Allemagne est un exemple de communauté qui a fait le pari de l'indépendance bioénergétique grâce à la mobilisation citoyenne.
L'idée de faire de Jühnde, le premier village bioénergétique d'Allemagne, origine d'un projet de recherche mené par l'université de Göttingen. La réponse de la population fut des plus positives; les agriculteurs et les citoyens ont formé une coopérative, choisi le mode de production d'énergie parmi les différentes possibilités s'offrant à eux et ont financé, avec des fonds propres et des fonds publics, la construction de deux centrales de transformation de biomasse.
La première centrale produit de la chaleur et de l'électricité à partir de céréales transformées en biogaz. Sept des neufs fermes de Jühnde vendent leur production excédentaire pour alimenter la centrale. La deuxième installation est une centrale de chauffage qui utilise des copeaux de bois secs ou semi-humides ramassés en forêt par une société privée. L'énergie produite par cette centrale est utilisée pour combler la demande en énergie en fonction des besoins. Les deux centrales produisent suffisamment de bioénergie pour combler les besoins en chaleur et en électricité d'environ 72% des foyers du village. L'objectif est de générer l'énergie nécessaire à l'alimentation du village en entier.
Signalons qu'en plus de chercher à voir si un village tel que Jühnde peut réussir à obtenir son autonomie énergétique à partir de biomasse et de biogaz, la recherche menée par les universitaires de Göttingen voulait aussi vérifier quelles peuvent être les conséquences de cette conversion sur l'agriculture, l'écologie et les habitudes de vie. Le groupe de travail est composé de biologistes, de sociologues, de psychologues, d'économistes ainsi que de géoscientifiques.
Jühnde. un exemple à suivre.
Source : Mairie-conseils Caisse des Dépôts (2008). IDÉES choisies. 38 réalisations de développement durable dans des territoires d'Europe. En partenariat avec Reporters d'Espoirs, Décembre, 49 p. [En ligne]. http://www.localtis.fr/servlet/BlobServer?blobcol=urldata&blobtable=MungoBlobs&blobkey=id&blobwhere=1228282310166&blobheader=application%2Fpdf
En complément : Des initiatives rurales québécoises d'utilisation d'énergies renouvelables. Par Caroline Jacob cjacob@solidarite-rurale.qc.ca
Le Québec rural n'est pas en reste en ce qui concerne l'utilisation d'énergies renouvelables. Au cours des dernières années, plusieurs projets ont vu le jour. En voici quelques-uns :
Groupe de travail sur les milieux ruraux comme producteurs d'énergie - Le groupe de travail est sur le point de produire un rapport public faisant état des résultats de leurs récents travaux. Ces travaux ont porté sur l'identification des filières énergétiques prometteuses, sur les débouchés pour l'application des technologies en milieu rural, sur la question de la compétitivité, sur les lacunes liées à la mise en place des technologies ainsi que sur les avantages et les inconvénients des technologies. Éventuellement, le Groupe développera un outil d'aide à la décision destiné aux décideurs locaux afin de les guider, ou de les informer, sur les modes de production d'énergies renouvelables.
Laboratoire rural « Mise en valeur du potentiel d'exploitation du saule » - Saint-Roch-de-l'Achigan - Cette initiative vise la mise en place d'un système écologique intégré basé sur l'exploitation du saule en culture agricole en vue de permettre la décontamination des eaux usées municipales, la valorisation des boues d'épuration et la production de biomasse à des fins énergétiques (chauffage d'une école).
Laboratoire rural « Mise en valeur de la biomasse forestière » - MRC de la Matapédia - Projet expérimental dans la mise en valeur du potentiel de la biomasse forestière (résidus) pour le chauffage de bâtiments institutionnels dans les milieux ruraux. L'hôpital d'Amqui vient de recevoir l'accord du ministère de la Santé et des Services sociaux afin de procéder à la transformation de ses installations de chauffage et deviendra le premier édifice à bénéficier de l'expertise du laboratoire en novembre 2009. Le laboratoire est présentement en phase d'appel d'offres.
Coopérative Agrifor-Energie - MRC des Etchemins - L'idée de créer une coopérative axée sur le partenariat des entreprises liées à l'exploitation forestière de la MRC des Etchemins origine d'un entrepreneur de la région. Le projet a été développé par le CLD des Etchemins. La coop en est à la phase d'expérimentation des équipements qui lui serviront à produire, en autres, de l'énergie à partir de biomasse récoltée en forêt.
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Occupation des territoires Par Cynthia Rivard crivard@solidarite-rurale.qc.ca
Solidarité rurale du Québec souhaite inviter le Québec à une grande réflexion sur son avenir, réflexion prenant ses assises dans l'occupation des territoires. Pour SRQ, le climat de crise économique, environnementale, et bientôt énergétique, appelle une révolution profonde. C'est Jean-Paul L'Allier, homme de vision, qui présidera une première activité réunissant des leaders de la société québécoise. Elle sera suivie d'une tournée du Québec urbain et rural. Solidarité rurale souhaite que l'exercice entraîne l'émergence d'un nouveau projet de société et d'une véritable complémentarité rurale-urbaine. C'est à suivre. Le monde rural : un milieu de vie convoité Par Mélina Morin mmorin@solidarite-rurale.qc.ca
Un résident sur cinq des régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Québec, âgé de 18 ans et plus, a récemment pensé s'installer dans une municipalité rurale du Québec, ce qui représente plus de 700 000 urbains. C'est ce que révèle un sondage de SRQ dévoilé en mars dernier sur les intentions de migration, en collaboration avec la Chaire Desjardins en développement des collectivités de l'UQAT et de la firme SOM. Les principales raisons qui motivent les urbains à vouloir migrer sont la recherche de tranquillité, de grands espaces ou l'envie de se retrouver dans la nature et la volonté de fuir la ville et son stress. En ce qui a trait aux facteurs les plus déterminants dans le choix d'une municipalité, le sondage indique que les futurs migrants considéreraient principalement la disponibilité des services, la proximité de la nature et des grands espaces, la proximité du travail, d'écoles, de la famille ou des amis et le coût d'acquisition d'une maison ou d'un terrain. La disponibilité d'Internet haute vitesse est aussi un facteur qui influencerait à 46 % certainement ou probablement leur choix d'une municipalité. Cette proportion est plus élevée chez les jeunes âgés de 25 à 34 ans, les détenteurs de diplômes universitaires et les allophones. http://www.solidarite-rurale.qc.ca/documents/706.aspx
Le CEFRIO et SRQ s'associent Par Cynthia Rivard crivard@solidarite-rurale.qc.ca
C'est devant les 155 intervenants présents à la Formation nationale des agents de développement rural que le Centre francophone d'informatisation des organisations (CEFRIO) et Solidarité rurale du Québec signaient, le 6 mai dernier, une entente liant les deux organisations dans leur objectif commun : l'optimisation du développement des collectivités rurales en matière d'appropriation et d'utilisation des technologies de l'information et de la communication. Les deux organisations se sont engagées à développer ensemble la communauté de pratique des agents de développement (Central des agents) en plus de s'allier dans tout projet susceptible d'améliorer la progression des nouvelles technologies dans le territoire québécois. Publication d'un guide : Brancher les citoyens, les organismes et les entreprises du Québec rural à Internet haute vitesse. Par Caroline Jacob cjacob@solidarite-rurale.qc.ca
La fracture numérique entre milieux urbains et ruraux est une situation qui nuit considérablement à l'attractivité des territoires ruraux et éloigne les communautés rurales de l'économie du savoir et des possibilités de diversification. Le déploiement d'un réseau à large bande passante est stratégique pour le développement économique et social des régions.
Le Groupe de travail sur les collectivités branchées, mandaté par la ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire pour étudier la question du branchement des territoires ruraux, a publié en mars 2009, le guide Brancher les citoyens, les organismes et les entreprises du Québec rural à Internet haute vitesse. Ce guide explique pourquoi Internet à haute vitesse n'est pas un luxe, mais bien une nécessité; il décrit les différentes étapes de la démarche à entreprendre pour démarrer un projet collectif de branchement et il explique comment les promoteurs de sept régions du Québec ont réussi, chacun à leur manière, à brancher leurs communautés à Internet à haute vitesse. Le guide peut être téléchargé en ligne : http://www.ruralitebranchee.org/fileadmin/documents/GUIDE_version_internet_cc_01.pdf Préfets élus au suffrage universel Par Cynthia Rivard crivard@solidarite-rurale.qc.ca
Cinq MRC, soit celles de La Matapédia, de Maria-Chapdelaine, de Minganie, de Montcalm et de Témiscamingue ont choisi d'aller de l'avant et de faire élire, en novembre 2009, le préfet au suffrage universel. Elles ont fait ce choix malgré l'absence de soutien financier, le programme existant à cet effet ayant été aboli. Elles rejoignent ainsi les MRC de Kamouraska, de la Vallée-de-la-Gatineau, de la Haute-Gaspésie, du Haut-St-François, du Granit, des Basques, du Témiscouata et des Pays-d'en-Haut, qui élisaient déjà leur préfet au suffrage universel. Rappelons que les MRC qui optent pour un préfet élu au suffrage universel font le choix d'un représentant politique choisi par l'ensemble de la population, qui travaille à temps plein et reçoit un salaire conséquent pour représenter la MRC. Dans les MRC où le préfet n'est pas élu au suffrage universel, le préfet est choisi parmi les maires, et par les maires, cumule son poste d'élu de municipalité et celui de préfet, et reçoit un salaire moindre pour son travail de représentant de la MRC. URQ 2009 : Développement 2009 à l'honneur Par Mélina Morin mmorin@solidarite-rurale.qc.ca
La septième édition de l'Université rurale québécoise traitera d'un enjeu de première importance pour nombre de territoires : passer de « région ressource » à une collectivité durable. En croisant les savoirs issus de la recherche et de l'expérience, les participants seront appelés à échanger sur les thèmes de la culture, de la diversification de l'économie, de l'entrepreneuriat collectif, de la démographie, de la valorisation des ressources naturelles et de la gouvernance. Plus de 350 personnes y sont attendues. Parmi celles-ci, des élus, décideurs, acteurs socioéconomiques, agents de développement et professeurs/chercheurs préoccupés par les questions de développement du milieu rural. Le porte-parole de l'événement est Raymond Rouleau, président du Centre québécois de développement durable, organisme national situé à Alma. Les activités se tiendront du 14 au 18 septembre 2009 dans les trois MRC du territoire du Lac-Saint-Jean: www.urq2009.com . La Formation annuelle des agents de développement rural du Québec Par Sylvie Bellerose sbellerose@solidarite-rurale.qc.ca
C'est sous le thème « Un réseau d'agents branchés au service des communautés » que s'est tenue la 14e Formation nationale des agents de développement rural dans la MRC de Joliette.
Ce fut l'occasion pour plus de 155 intervenants provenant des quatre coins du Québec, de participer à une semaine de formation, d'échanges et de partage d'expertise avec les pairs. Au programme : une conférence sur les communautés de pratique, le lancement du nouveau site Internet Le Central des agents, le suivi de la Politique nationale de la ruralité, la présentation de laboratoires ruraux ainsi que des formations. C'est dans le cadre du programme de formation continue que six modules thématiques ont été préparés sur mesure à l'intention des agents ruraux.
Les participants ont eu la chance de rencontrer plus d'une vingtaine de praticiens, d'universitaires et d'experts provenant des champs d'action qui touchent la ruralité actuelle dont notamment, les modèles de gestion territoriale de la forêt, la mise en valeur du saule, une coopérative d'entrepreneurs en innovation et le renouvellement du savoir-faire Atikamekw, pour ne nommer que ceux-là.
Rappelons que le Réseau des agents de développement rural du Québec, c'est 180 femmes et hommes qui travaillent quotidiennement dans les collectivités à la revitalisation et au dynamisme des milieux ruraux. Actes multimédias de la 16e Conférence nationale Par Mélina Morin mmorin@solidarite-rurale.qc.ca
La 16e Conférence nationale de Solidarité rurale du Québec a connu un vif succès. Plus de 300 personnes, des intervenants, des élus, des chercheurs et des passionnés de développement, se sont rassemblés à Montmagny et à Cap-Saint-Ignace pour discuter de services de proximité. Ces échanges et conférences inspirantes, il est possible d'en lire les résumés et de les réentendre sur notre site des Actes. À ne pas manquer, l'éloquente conférence de Serge Bouchard sur le Québec, l'occupation des territoires et le développement. Aussi, la conférence de Sarah Skerratt sur l'expérience européenne des politiques de développement rural et du maintien des services. Les deux tables rondes ont également marqué les esprits avec leurs échanges nourris, sans compter le discours d'ouverture de la présidente de SRQ, Claire Bolduc, sur l'importance des services de proximité pour l'occupation durable des territoires. À réentendre et s'y référer : http://www.ruralite.qc.ca/CN/2009/Actes Un nouveau guide pour le Transport collectif Par Sylvie Bellerose sbellerose@solidarite-rurale.qc.ca
Solidarité rurale du Québec participe à différentes tables au cours de l'année en tant que partenaire ou collaborateur. Le suivi de la Politique nationale de transport collectif est un dossier auquel nous avons collaboré. Dans la cadre de la mise en ouvre de cette Politique, la FQM, l'Association des propriétaires d'autobus du Québec (APAQ) et l'Association des transports collectifs ruraux du Québec (ATCRQ) ont convenu d'un partenariat avec Transport Québec pour l'élaboration d'un guide d'intervention en transport collectif en milieu rural. Ce guide a été produit à l'intention des élus et des intervenants et sera mis en ligne et publié le 20 mai prochain dans le cadre du Congrès de l'ATCRQ.
Vous pourrez y retrouver différents chapitres pour répondre à vos questions, notamment sur : Qui fait quoi en matière de transport collectif ? Pourquoi un système de transport collectif ? Comment bien répondre aux besoins de notre population sur notre territoire ? Un cadre légal et réglementaire pour qui ? Pourquoi ? Comment financer nos services ? Comment mettre en place nos services ? Ainsi que des expériences québécoises pour s'en inspirer et les adapter. Colloque de l'ATCRQ : http://www.atcrq.ca/colloque2009.html
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16 avril 2009
(C. Ferdous)
Montréal. Journée Initiatives territoriales de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale
18 avril 2009
(C. Bolduc, J.-P. Fournier, C. Ferdous)
Comité de gestion SRQ
28 avril 2009
(C. Bolduc)
Montréal. Participation à une table ronde de l'Institut du nouveau monde
30 avril 2009
(C. Bolduc)
Bonaventure. Rendez-vous innovation Gaspésie
1er mai 2009
(C. Bolduc)
Québec. Groupe de travail Communautés rurales branchées
4 mai 2009
(Toute l'équipe)
Joliette. Formation nationale des agents de développement rural.
5 mai 2009
(Toute l'équipe)
Joliette. Formation nationale des agents de développement rural.
5 mai 2009
(C. Ferdous)
Groupe de travail sur la multifonctionnalité
6 mai 2009
(Toute l'équipe)
Joliette. Formation nationale des agents de développement rural.
7 mai 2009
(Toute l'équipe)
Joliette. Formation nationale des agents de développement rural.
7 mai 2009
(C. Bolduc, J.-P. Fournier, C. Ferdous)
Nicolet. Comité de gestion
7 mai 2009
(C. Bolduc, J.-P. Fournier, C. Ferdous)
Joliette. Comité exécutif
8 mai 2009
(C. Bolduc)
Québec. Groupe de travail sur les communautés dévitalisées
8 mai 2009
(Toute l'équipe)
Joliette. Formation nationale des agents de développement rural.
12 mai 2009
(C. Ferdous)
Rencontre téléphonique du groupe de travail sur la multifonctionnalité
13 mai 2009
(C. Bolduc)
Ottawa. Congrès de l'ACFAS et participation à une table ronde sur l'occupation du territoire
14 mai 2009
(C. Bolduc)
Ottawa. Congrès de l'ACFAS et participation à une table ronde sur l'occupation du territoire
14 mai 2009
(C. Bolduc et C. Ferdous)
Ottawa. Présentation au comité sénatorial sur la forêt
20 mai 2009
(C. Ferdous)
Montréal. Rencontre avec les représentants de la FTQ
26 mai 2009
(C. Ferdous)
Participation au jury national des laboratoires ruraux
26 mai 2009
(C. Bolduc)
Montréal. Participation au jury « Forces AVENIR », initiatives des jeunes du secondaire
27 mai 2009
(C. Bolduc et C. Ferdous)
Montréal. Rencontre avec les représentants de la Coop Fédérée
28 mai 2009
(C. Bolduc)
Val d'Or. Assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de bois
28 mai 2009
(S. Bellerose)
Stornoway. Comité aviseur Villages-relais
29 mai 2009
(S. Bellerose)
Acton Vale et Berthier. Comité aviseur Villages-relais
3 juin 2009
(C. Bolduc, C. Ferdous, C. Rivard, S. Bellerose, M. Morin, C. Jacob, C. Pratte)
Mont-Ste-Anne. Rencontre nationale sur l'occupation du territoire
4 juin 2009
(C. Bolduc, C. Ferdous, C. Rivard, S. Bellerose, M. Morin, C. Jacob, C. Pratte)
Mont-Ste-Anne. Rencontre nationale sur l'occupation du territoire
4 juin 2009
(C. Bolduc et C. Ferdous)
Mont-Ste-Anne. Comité exécutif de SRQ
5 juin 2009
(C. Bolduc et C. Ferdous)
Québec. Rencontre des groupes de travail
8 juin 2009
(S. Bellerose)
Québec. Comité orientation Université rurale québécoise
10 juin 2009
(C. Bolduc, S. Bellerose)
Rouyn-Noranda. Congrès de l'ACLDQ
11 juin 2009
(C. Bolduc, S. Bellerose)
Rouyn-Noranda. Congrès de l'ACLDQ
12 juin 2009
(C. Bolduc, S. Bellerose)
Rouyn-Noranda. Congrès de l'ACLDQ
13 juin 2009
(C. Bolduc, S. Bellerose)
Rouyn-Noranda. Congrès de l'ACLDQ
16 juin 2009
(C. Bolduc et C. Ferdous)
Drummondville. Conseil d'administration de SRQ
16 juin 2009
(C. Bolduc)
Drummondville. Conférence au Forum des partenaires de la revue Développement social
17 juin 2009
(S. Bellerose)
Chandler et Paspébiac. Comité aviseur Villages-relais
18 juin 2009
(S. Bellerose)
Mont-Joli. Comité aviseur Villages-relais
22 juin 2009
(S. Bellerose)
L'Anse-St-Jean et St-Fulgence. Comité aviseur Villages-relais
23 juin 2009
(S. Bellerose)
La Dorée et Hébertville, Comité aviseur Villages-relais
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